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Sport : la technologie au service des champions

Le talent et le travail des grands sportifs sont désormais accompagnés par les technologies afin que ces champions dépassent les limites établies. Quelles sont ces technologies au service du sport d'aujourd'hui et de demain ?

Page 3 / 13 - La VO2 max, la marque du champion Sommaire
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Nunzio Lanotte Ingénieur : technologies appliquées au sport

Évaluer les capacités métaboliques implique de prendre en considération un ensemble relativement complexe de phénomènes qui sont la conséquence des efforts effectués par l’athlète. Selon le type de sport, les médecins et les entraîneurs se focalisent sur l’efficacité du métabolisme aérobie, sur la transition aérobie/anaérobie, sur l’accumulation de lactate, etc. De tous les paramètres métaboliques, le plus connu et le plus étudié est probablement la consommation maximale d’oxygène, indiquée généralement par le terme VO2 max.

Métabolimètre pour mesurer la VO2 max d'un sportif © Fort Carson - Domaine public
Métabolimètre pour mesurer la VO2 max d'un sportif © Fort Carson - Domaine public

Il s’agit de la quantité maximale d’oxygène que l’organisme réussit à consommer dans une unité de temps. Elle se mesure en litres/minute, ou en ml/ kg/min si on la met en relation avec la masse corporelle de l’athlète. Pour les scientifiques, la VO2 max est le meilleur indicateur de la capacité d’un athlète à exceller dans les spécialités aérobie, comme le marathon, le cyclisme, le ski de fond. Un homme jeune non entraîné a en moyenne une VO2 max d’environ 45 ml/kg/min, une jeune femme non entraînée une VO2 max de 38 ml/kg/min. Les sportifs de haut niveau atteignent des valeurs bien plus élevées. Les meilleurs coureurs sur longue distance ont une VO2 max de 85 ml/kg/min, et quelques athlètes exceptionnels dépassent la barre des 90 ml/kg/min. La valeur la plus haute jamais enregistrée est celle du champion de ski de fond norvégien Bjørn Dæhlie, titulaire de huit médailles d’or olympiques : 96 ml/kg/min.

La VO2 max dépend presque uniquement des dons naturels de l’athlète, c’est en quelque sorte sa « cylindrée », et l’entraînement ne permet que de l’augmenter de façon marginale. En revanche, l’entraînement de l’athlète améliore sa prestation alors qu’il consomme la même quantité d’oxygène ; en d’autres mots, il diminue son coût énergétique.

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