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La blockchain : une révolution à craindre ou à provoquer ?

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Les blockchains sécurisent n'importe quelle transaction en enregistrant dans des blocs l'historique des échanges. Ces données sont cryptées et disséminées dans un réseau décentralisé par essence non contrôlé. Les cryptomonnaies ne sont donc qu'une des applications possibles. Et elles sont innombrables, nous démontre Gilles Babinet, spécialiste de l'économie numérique.

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Comme l'explique Gilles Babinet, entrepreneur dans le monde numérique et « Digital Champion » de la France auprès de la Communauté européenne, les applications possibles des blockchains sont à peu près infinies. En fait, cette technologie peut se décrire, fonctionnellement, comme des échanges d'informations décentralisés et sécurisés. Décentralisés parce que personne ne contrôle le réseau, réparti entre une kyrielle de « mineurs », qui ne se connaissent pas et qui vendent un peu de la puissance de calcul de leur ordinateur personnel pour effectuer les traitements nécessaires. Sécurisés parce que les données sont cryptées, avec une méthode qui s'appuie justement sur cette énorme puissance de calcul disponible répartie sur des milliers de machines anonymes.

Personne ne contrôle donc ces échanges, qui peuvent être de toutes natures. Les cryptomonnaies, à l'instar du bitcoin, en sont un exemple frappant. Il n'y a pas de limite et des transactions commerciales ou financières exploitent désormais cette possibilité. Comme le souligne Gilles Babinet, ces propriétés -- décentralisation et absence de contrôle -- sont analogues à celles du protocole TCP/IP, c'est-à-dire d'Internet.

Des milliards de calculs pour une transaction

Techniquement, il existe d'ailleurs des ressemblances. Les données sont régulièrement regroupées sous formes de blocs (cryptés individuellement), qui sont liés entre eux. C'est donc une chaîne. Le principe est idéalement adapté pour les transactions car cette chaîne de blocs contient tout l'historique des échanges entre ses utilisateurs. Une blockchain est un « registre distribué », c'est-à-dire une base de données sans emplacement centralisé. Chaque utilisateur peut à tout moment vérifier l'exactitude des enregistrements. Le succès des cryptomonnaies actuelles démontrent d'ailleurs la fiabilité du principe.

Il reste encore, toutefois, des améliorations à apporter aux blockchains (dont l'idée est d'ailleurs ancienne). C'est le cas sur le plan environnemental, notamment. Car ces échanges mondiaux engendrant des milliards de calculs pour transmettre, crypter, décrypter et vérifier représentent désormais une dépense énergétique élevée. Des questions se posent déjà sur des procédés qui pourraient réduire cette consommation.

© Futura