• De quoi parle-t-on ?

    Les technologies écologiquement rationnelles (TER ou « écotechniques ») « protégent l'environnement, sont moins polluantes, utilisent de façon plus durable toutes les ressources, autorisent le recyclagerecyclage d'une proportion plus importante de leurs déchetsdéchets et produits ainsi qu'un traitement des déchets résiduels plus acceptables que celui que permettaient les techniques qu'elles remplacent » ....
    Elles sont « des techniques de transformation et de production qui engendrent des déchets en quantité faible ou nulle, en vue de prévenir toute pollution » (Action 21, Chapitre 34)

    Pour un service rendu donné, pour un usage donné, ces technologies remplacent des technologies plus anciennes, en réduisant les effets potentiellement négatifs sur l'environnement. Sont également incluent dans les écotechniques, les technologies de « fin de chaîne » dont l'objet est d'éliminer la pollution une fois produite.

    Les TER ne sont pas uniquement des techniques.

    Elles sont indissociables des capacités humaines, opérationnelles à les utiliser (savoir-faire et compétences, procédures d'utilisation - maintenancemaintenance - gestion, biens, services, matériaux et équipements associés) ; elles peuvent être des méthodes de travail, des services (mode de gestion des déchets, gestion intégrée des ressources en eau, planification écologique des zones urbaines,...).

  • Evolution des TER: du traitement des pollutions produites au concept de production plus propre

    Avant les années 1990, les écotechniques étaient principalement axées sur les techniques de traitement et d'élimination des pollutions produites, sans remise en question de leur production. Des techniques curatives que sont les stations d'épuration des eaux usées, les filtres des émissionsémissions gazeuses, les mursmurs anti-bruits, ont été développés et firent l'objet de transferts vers les PVD.
    Au cours des années 1990, la priorité se porteporte sur le concept de « production plus propre », lancé par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUEPNUE, cleaner production programme), qui s'appuie sur la suppression des substances toxiques et la rationalisation des matièresmatières premières entrantes dans les processus de fabrication. Des concepts nouveaux permettant d'apprécier la rationalisation de l'usage des ressources dans le système productif humain (voire sa dématérialisation) voient le jour : éco-efficacité, facteurs 4 et 10.

  • Reconnaissance de la rentabilité des TER : vers l'éco-efficacité

    La dernière décennie a été l'occasion de constater la rentabilité des TER : soit au travers d'une rentabilité directe pour l'entreprise, de part la diminution des coûts afférentsafférents aux matières premières, au traitement et l'élimination des déchets et eaux usées et aux coûts d'assurances, soit au travers d'une rentabilité indirecte, grâce à l'amélioration de l'image auprès du public.

    Cette rentabilité s'améliore au fur et à mesure que les politiques de protection de l'environnement durcissent les contraintes réglementaires et internalisent les coûts environnementaux dans les charges imputables aux pollueurs.