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Reconnaissance de l'iris : des méthodes presque sans failles

Dossier - Les tendances de la biométrie
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La biométrie soulève autant de curiosité que de méfiance. Est-elle la panacée, à l’heure où l’électronique et le numérique s’introduisent dans le moindre des objets, ou bien le signe avant-coureur de l’instauration d’une société orwellienne ? Où en est la technologie aujourd’hui ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?

  
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La reconnaissance de l'iris est une des applications biométriques les plus performantes en termes de résultat. « Le nombre d'éléments d'informations que l'on recueille est beaucoup plus important que dans les empreintes digitales », explique Didier Guillerm, consultant en biométrie et responsable du site biometrie-online.net.

Comment fonctionne la reconnaissance de l'iris ? © Visivastudio, Shutterstock

Pourtant, la gestion demeure peu pratique. Les premières applications nécessitaient de placer son œil devant un capteur optique. Lors de salons ou d'expositions, des applications plus discrètes ont été dévoilées dans lesquelles une personne traverse un couloir et se voit identifiée à la volée. « En démonstration, cela marche », indique Guillerm. « En revanche, je ne connais pas d'exemple de sociétés dans lesquelles une personne se promène et la porte s'ouvre devant elle. »

Reconnaissance de l'iris. © Safran

Reconnaissance de l'iris et brevets

La société américaine Iriscan a longtemps détenu en exclusivité le brevet lié à la reconnaissance de l'iris. Or, ce brevet était suffisamment bien ficelé pour amener n'importe quelle société qui opérait dans le domaine de la biométrie oculaire à verser des royalties à Iriscan.

Depuis 2006, ce brevet est toutefois tombé dans le domaine public, ce qui a permis l'apparition de nouvelles sociétés opérant dans la reconnaissance de l'iris. Evermedia, LG Electronics et Panasonic font partie des sociétés impliquées dans le domaine. Ces deux dernières vendent des systèmes de reconnaissance développés en partenariat avec la société britannique Aditech. La technologie demeure souvent trop coûteuse pour qu'elle puisse être déployée dans des appareils courants. Pourtant, au Japon, Oki a mis au point un système d'identification de l'iris adapté aux téléphones mobiles et qui fonctionne avec le capteur de l'appareil ainsi qu'avec un logiciel de reconnaissance : si l'appareil ne reconnaît pas son propriétaire, il se bloque.