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Robots : autonomie énergétique et polyvalence

Dossier - La robotique de A à Z
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Découvrez l'évolution historique et technique de la robotique, depuis les premiers automates jusqu'aux humanoïdes autonomes, en passant par les animats.

  
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Si les robots peuvent être autonomes dans leur apprentissage, il reste le problème de l'autonomie énergétique. Autre problématique dans l'évolution des robots : leur polyvalence. 

Asimo, le robot qui tend vers le plus de polyvalence. © Honda

Le problème de l'autonomie énergétique

Copier la nature en ce qu'elle a créé de mieux pour la locomotion, la perception et l'adaptation est certainement utile pour que des robots se comportent de façon autonome. Toutefois, une composante essentielle de la vie a longtemps été négligée par les roboticiens : l'autonomie énergétique. Aujourd'hui, les robots les plus perfectionnés ont une autonomie qui ne dépasse pas quelques heures.

Pour lever cette difficulté, des roboticiens américains et anglais ont construit des animats qui convertissent en électricité l'énergie produite par la digestion de sucres ou de fruits mûrs. Aujourd'hui, les roboticiens sont arrivés à développer cette autonomie, même si elle reste une question délicate. Ce n'est cependant pas la solution envisagée pour les robots du futur. Le développement d'une robotique végétale actuellement balbutiante — comme les feuilles bioniques de l'université de Harvard — permettra peut-être de transformer durablement l'énergie solaire en biocarburant

Slugbot, le robot qui fabrique son énergie en digérant des limaces. © C. Melhuish, DR

Vers des robots polyvalents

La grande majorité des robots est le plus souvent spécialisée dans une tâche particulière, alors qu'un robot réellement adaptatif doit être capable d'enchaîner des comportements variés — s'orienter dans un environnement nouveau, se déplacer, exécuter une tâche, revenir se recharger, éviter les obstacles, exécuter une autre tâche, etc.

Le robot iCub. © Inria, DR

Le graal des chercheurs serait que des robots puissent effectuer toutes les tâches que nécessite l'aide à une personne âgée dans son propre appartement — alors que rien ne remplacera sans doute le contact humain dans ces circonstances. Certains robots humanoïdes japonais sont censés préparer le petit-déjeuner, aider une personne à aller du lit à son fauteuil roulant, ranger le réfrigérateur ou le lave-vaisselle. Cependant, ils n'effectuent pas ces tâches de façon autonome (ni de façon très efficace) mais en étant soigneusement préprogrammés.

Le prototype du rat artificiel Psikharpax. © AnimatLab, DR

Les robots polyvalents sont donc encore en devenir, malgré le développement exponentiel des robots humanoïdes qui n'ont de l'humain que leur apparence. Une exception peut-être : iCub, le robot enfant étudié dans une vingtaine de laboratoires internationaux et qui apprend patiemment, comme un enfant, de pouvoir agir de façon diversifiée sur le monde.