Le bitcoin est la première cryptomonnaie à avoir utilisé le Proof of Work (PoW), ou Preuve de Travail en français. © magele-picture, Adobe Stock
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Proof of Work : qu'est-ce que c'est ?

DéfinitionClassé sous :Cryptomonnaies , Informatique , hashage

Le Proof of Work (PoW), aussi appelé Preuve de Travail dans la langue de Molière décrit un système qui demande une puissance de calcul au demandeur de service pour y accéder et l'utiliser dans le but de décourager des usages malveillants ou des attaques. Cette méthode a d'abord été théorisée dans l'optique de créer un système capable de prévenir des spams et des attaques par déni de service sur le système, le rendant extrêmement résilient aux menaces communes présentes sur le Web. En 2004, Hal Finney l'a adapté pour qu'il puisse être utilisé dans un système monétaire entièrement numérisé.

Comment fonctionne le Proof of Work ?

La caractéristique première de ce système est l'asymétrie du coût de calcul : le demandeur doit fournir une quantité considérable de puissance de calcul tandis que le travail réalisé est facilement vérifiable par le receveur ou un tiers. Dans le contexte des cryptomonnaies, le Proof of Work est utilisé pour valider les transactions et miner de nouveaux tokens, des tâches clés qui nécessitent un grand niveau de sécurité et qui donne à une cryptodevise sa valeur, en tout ou partie. Bitcoin fut le premier réseau à largement adopter le Proof of Work. Aujourd'hui, une majorité des calculs se font par le biais de fonctions de hachage comme le SHA-256 qui génère des chaînes de caractères de 256 bits, et c'est d'ailleurs le hashrate, la quantité de chaînes générées sur un temps donné, qui définit la puissance de calcul des processeurs et cartes graphiques dans le cadre du minage.

Le fonctionnement du « Proof of Work ».

Critiques et limites du Proof of Work

À grande échelle, le Proof of Work requiert une énorme puissance de calcul mais garantit l'intégrité des transaction sans la nécessité d'un tiers de confiance, une banque dans le système économique actuel, puisque le système devient ce troisième parti. Du fait de son énorme besoin en énergie, le Proof of Work est de plus en plus décrié pour son impact environnemental et plusieurs cryptomonnaies comme Ethereum le délaissent au profit du Proof of Stake, tandis que d'autres comme Chia lui préfèrent le Proof of Space-Time qui utilisent l'espace de stockage plutôt que la puissance de calcul. 

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