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Des voitures autonomes bientôt sur les routes françaises

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Les constructeurs automobiles français vont pouvoir prochainement tester des véhicules autonomes sur routes ouvertes. Le gouvernement prévoit d'apporter les ajustements nécessaires à la réglementation afin d'autoriser la circulation non seulement de voitures, mais aussi de camions et d'autres moyens de transport autonomes.

Alors que les États-Unis et plusieurs pays européens dont l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, ont déjà autorisé la circulation de véhicules autonomes sur les routes, la France rattrape son retard en la matière. D’ici quelques mois, les constructeurs automobiles français pourront eux aussi tester leurs modèles de voitures, de minibus ou de camions sans chauffeur. © Volvo

Le calendrier qui avait été fixé l'an dernier dans le cadre de la « Nouvelle France Industrielle » par l'ancien ministre Arnaud Montebourg devrait être tenu. Comme le remarque Next Inpact, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie Ségolène Royal a confirmé lors d'une conférence de presse que les voitures robotisées pourront très bientôt être testées sur les routes publiques de France. « Le texte est en cours de validation interministérielle, et sera présenté début octobre, à l'occasion du salon des véhicules connectés et des transports intelligents qui se déroule à Bordeaux du 5 au 9 octobre », explique le ministère.

Le texte réglementaire sera pris en application de la loi de transition énergétique promulguée le 17 août 2015, qui dispose que « le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite, qu'il s'agisse de voitures particulières, de véhicules de transport de marchandises ou de véhicules de transport de personnes, à des fins expérimentales, dans des conditions assurant la sécurité de tous les usagers et en prévoyant, le cas échéant, un régime de responsabilité approprié ».

Si l’on parle surtout des voitures autonomes, le développement de camions dotés d’un pilotage autonome suscite également un grand intérêt. Le constructeur allemand Daimler compte tester des camions semi-autonomes sur routes ouvertes dès cette année et annonce qu’ils entreront en production d’ici deux à trois ans. © Daimler

Adapter le code de la route

Il devra définir un certain nombre d'exceptions à la législation pour permettre à des véhicules qui ne sont plus sous contrôle direct d'un conducteur humain de circuler sur les routes. Devraient ainsi être réalisés « des ajustements dans le Code des transports, le Code de la voirie routière, le Code de la route ou encore le Code général des collectivités territoriales » selon un rapport du Sénat. Par exemple actuellement, le Code de la route dispose que « tout véhicule en mouvement ou tout ensemble de véhicules en mouvement doit avoir un conducteur », ce qui demandera à être adapté pour autoriser que ce conducteur soit une intelligence artificielle.

Les expérimentations permettront aux constructeurs français de réaliser les mêmes tests que leurs concurrents américains, japonais ou européens, qui réalisent déjà des essais sur des routes publiques. C'est notamment le cas en Espagne, en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Ces tests ne concernent pas seulement les voitures mais aussi les camions, pour lesquels l'automatisation représente un enjeu financier colossal. À terme, les transporteurs pourraient n'avoir plus qu'à investir dans l'achat de camions autonomes, et réserver leur masse salariale au chargement et au déchargement.

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