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Vidéo exclusive : la voiture du futur imaginée... en mai 1968

ActualitéClassé sous :technologie , mai 68 , circulation automobile

Elle sera électrique mais les batteries, trop lourdes, seront remplacées par une pile à combustible, consommant du méthanol, le meilleur candidat pour fournir l'indispensable hydrogène. Et elle sera en accès libre, avec une carte d'abonnement. Ces idées, aujourd'hui futuristes, sont clairement expliquées dans ce reportage de l'Ina, vieux de quarante ans. Il pourrait avoir été tourné hier...

Les grandes villes s'engorgent, les places de stationnement sont trop rares, la circulation automobile pollue l'atmosphère. Ce constat aboutit à une conclusion : cette évolution ne peut durer ainsi indéfiniment et il faut donc imaginer de nouvelles solutions qui résoudront ces inconvénients. Nous sommes en 1968 et l'expression développement durable n'existe pas encore.

Comme nous l'enseigne souvent l'histoire des sciences et des techniques, la plupart des idées qui semblent avoir germé dans la société actuelle ont des racines bien plus anciennes.

Mis en ligne par l'Ina (Institut national de l'audiovisuel), ce reportage commence par nous montrer un adorable petit véhicule urbain, l'œuf électrique. Son concepteur n'est pas un inconnu, c'est Paul Arzens, créateur génial et père des locomotives électriques de la série BB, qui rappelle que sa voiture roule depuis 1942. L'ingénieur Grégoire, spécialiste de l'aluminium et de l'ultra-léger, parti de Paris dans sa voiture expérimentale (450 kg à vide plus 750 kg de batteries...) a rallié et même dépassé Tours, franchissant 250 kilomètres. Chez les Britanniques, on livre depuis longtemps le lait matinal en camionnette électrique.

Le reportage remonte encore plus loin dans le passé, jusqu'au 19ème siècle. Les véhicules électriques transportent alors les princes (le grand-duc Nicolas de Russie), pulvérisent des records de vitesse (105,88 km/h en 1899 par Camille Jenatzy sur la Jamais-Contente) ou marquent des évolutions déterminantes (la traction avant sur le modèle conçu en 1897 par Louis Kriéger).

Pourquoi l'énergie électrique a-t-elle cédé la place au moteur à explosion ? « L'explication est à chercher chez Freud » nous explique ce spécialiste anonyme. La voiture à essence fait du bruit. Elle n'est pas discrète et se démarre à la manivelle. Bref, elle est plus virile que le véhicule électrique, propre et silencieux...

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