Tech

Les universités américaines et le P2P

ActualitéClassé sous :Tech , MP3 , musique

-

Après avoir subi les attaques de la Recording Industry Association of America (Riaa), qui avait porté plainte en avril 2003 contre les administrateurs de réseaux informatiques de plusieurs campus universitaires, et les menaces de la Motion Picture Association of America (Mpaa) à l'encontre des téléchargements sur les réseaux universitaires, beaucoup d'universités américaines ont pris des mesures pour contrôler les échanges sur leurs réseaux.

Les universités américaines et le P2P

L'université de la Colombie Britannique (Etats-Unis) et celle de l'Etat de Pennsylvanie (Penn State, Etats-Unis) travaillent à une application peer to peer à destination des étudiants, du corps professoral et administratif. Ce programme d'échange de fichiers (baptisé LionShare) ne sera pas achevé d'ici 2005 et devrait surtout permettre de diminuer la charge de trafic et de faciliter l'administration du réseau.

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a finalement décidé, quant à lui, de fermer temporairement l'application Libraries Access to Music Project (Lamp) qui mettait à disposition des étudiants du campus de l'université pas moins de 3 500 CD de musique. Les initiateurs de Lamp, deux étudiants de l'université, arguaient que ces procédés n'allaient en aucun cas à l'encontre de la récente jurisprudence qui fait la chasse aux accros du P2P puisque la diffusion s'effectuait via le réseau câblé de l'université, sans transiter par l'internet.
Montées au créneau, les majors, par l'intermédiaire de la National Music Publishers Association (Nmpa), ont mis en cause Loudeye, la société qui a vendu les droits musicaux des milliers de morceaux présents sur le système, précisant qu'elle n'aurait pas acquitté les droits nécessaires pour commercialiser les musiques éditées par plusieurs grandes maisons de disque. En attendant de trouver peut-être une autre solution, Lamp a été suspendu...

Le collège de musique Berklee (Etats-Unis) met en ligne 80 cours de musique et encourage leurs utilisateurs à partager sur les réseaux P2P les matériaux sonores et vidéo qu'incluent les cours. "Nous prenons part au débat sur le partage de fichiers d'une manière active et positive. Nous montrons qu'il existe un usage légitime des réseaux pour distribuer du contenu autorisé", déclare David Kusek, vice-président associé du collège. Les contenus sont couverts par la licence Creative Commons. Ils peuvent circuler librement dès lors qu'ils ne sont ni vendus, ni modifiés et que leur source est citée.

De son côté, l'université de Penn State annonce également un accord global avec le nouveau service Napster, qui vise à satisfaire la soif de musique des étudiants tout en les décourageant d'utiliser les réseaux P2P : les étudiants auront accès au service "Premium" de Napster incluant des stations de radio et des téléchargements limités. Pour conserver un titre, les étudiants devront débourser 1 dollar par chanson.

Cela vous intéressera aussi