Dans les laboratoires d'IBM (New York), on travaille à améliorer des circuits électroniques d'un nouveau genre susceptibles de s'autocontrôler. Les chercheurs ont notamment développé de "petits fusibles électroniques" qui, en cas de défaillance d'un circuit, réorientent le flux d'électrons pour que le bit d'information arrive à bon port.

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    IBM et les circuits qui s'auto-diagnostiquent

    IBM et les circuits qui s'auto-diagnostiquent

    Le principe : l'électromigration. Le passage d'un courant électriquecourant électrique dans un support conducteur, provoque un déplacement des atomesatomes de ce conducteur. Avec des processeurs de plus en plus miniaturisés, ce phénomène prend de l'importance ce qui diminue l'efficacité des circuits (les atomes décalés ralentissent le mouvementmouvement des électronsélectrons).

    Or, la société IBMIBM a annoncé avoir contrôlé ce processus. Grâce à son dispositif, une brève surcharge électrique générant une haute température permet d'accélérer la migration des atomes en des points précis sans altérer la structure d'ensemble. A l'instar des fusiblesfusibles traditionnels, on peut ainsi ouvrir ou fermer des voies dans les circuits électriques. En associant leur procédé à un contrôle logiciel, les ingénieurs espèrent à l'avenir mettre au point des systèmes informatiques capables de s'auto-diagnostiquer et de réguler leurs propres performances.