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La France investit 1,8 milliard d’euros dans les technologies quantiques

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[EN VIDÉO] La mécanique quantique expliquée en vidéo  Qu'est-ce que la mécanique quantique ? À quoi sert-elle ? Quel est son champ d'étude ? La réponse en vidéo ! 

Emmanuel Macron poursuit son ambition de créer un pôle dédié à l'excellence universitaire et scientifique sur le plateau de Saclay, au sud de Paris, où se concentrent déjà les plus prestigieux organismes de recherche publics et privés, grandes écoles et universités, un condensé de la matière grise de l'Hexagone. Aujourd'hui, le président de la République annonce un plan d'investissement d'1,8 milliard destiné à la recherche et aux technologies quantiques. Le rêve d'un MIT à la française se concrétisera-t-il ? 

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit présenter jeudi 21 janvier, sur le plateau de Saclay (Essonne) un plan d'investissement national de 1,8 milliard d'euros dans les technologies quantiques, appelées à transformer l'informatique et l'industrie, a indiqué l'Élysée. L'enveloppe, qui sera annoncée par le président de la République, regroupe à la fois les efforts de l'État et des organismes affiliés (1,05 milliard d'euros) mais aussi des crédits européens (200 millions d'euros), et du secteur privé (550 millions).

La France passera ainsi « de 60 millions d'euros par an » de dépenses publiques pour le quantique à « 200 millions par an, ce qui la placerait à la troisième place derrière les États-Unis et la Chine », selon un conseiller de l'Élysée, qui chiffre par exemple à 400 millions de dollars l'effort public annuel des Américains.

La France passera (...) à la troisième place derrière les États-Unis et la Chine

Les technologies quantiques exploitent les propriétés surprenantes de la matière à l'échelon de l'infiniment petit (atome, ion, photon, électron...). Elles devraient permettre à terme de construire des ordinateurs aux capacités de calcul ridiculisant celles des plus puissants super-calculateurs actuels. Elles permettront aussi de nombreuses applications industrielles, comme la production de capteurs beaucoup plus sensibles qu'aujourd'hui, ou la construction de moyens de communications inviolables. Encore balbutiantes, elles commencent à sortir des laboratoires de recherche sous formes de prototypes, et il faudra probablement encore attendre plusieurs années pour voir des applications commerciales viables.

 Le supercalculateur Jean Zay, inauguré en janvier 2020, a les capacités cumulées de 40.000 ordinateurs personnels ou 16 pétaflops, soit 16 millions de milliards d'opérations par seconde. Il a été installé à l’Institut du développement et des ressources en informatique scientifique (Idris) du CNRS, sur le plateau de Saclay près de Paris. © Cyril Fresillin, Idris, CNRS Photothèque

Comment seront répartis les millions de ce plan ? 

Dans le détail, le plan français prévoit de consacrer une enveloppe de près de 800 millions d'euros aux seuls ordinateurs, qu'il s'agisse des premières machines devant voir le jour (simulateurs et machines partiellement quantiques, 350 millions d'euros), ou bien de celles qui apparaîtront à plus long terme (ordinateurs quantiques à part entière, 430 millions d'euros).

Le plan quantique doit notamment permettre de financer une centaine de bourses de thèse et une cinquantaine de contrats post-doctoraux

Les autres enveloppes seront consacrées aux capteurs (250 millions d'euros), à la cryptographie post-quantique (150 millions d'euros), aux communications quantiques (320 millions d'euros) et aux technologies annexes qui permettent de construire les équipements quantiques (cryogénie par exemple, 300 millions d'euros).

Selon l'Élysée, les crédits publics annoncés viendront pour moitié du Programme d'investissement d'avenir, et pour moitié des différents établissement de recherche impliqués dans le quantique (Inria, CNRS, CEA...) Le plan quantique doit notamment permettre de financer « une centaine de bourses de thèse et une cinquantaine de contrats post-doctoraux », auxquels pourront venir s'ajouter « une dizaine d'excellents chercheurs que l'on pourrait faire venir par an », selon un conseiller de l'Elysée.

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