Né en 1981, l'artiste Beeple est le premier à faire exploser les prix d'œuvres d'Art uniquement numériques. © Beeple
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La folie des NFT : un Jpeg vendu 69 millions de dollars !

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[EN VIDÉO] Un scanner au graphène dévoile la face cachée d'œuvres d'art  Certaines œuvres d’art, comme les tableaux par exemple, sont souvent constituées de plusieurs couches de peinture, voire de dessins préparatoires. Durant cet épisode de Futuris, Euronews nous présente un nouveau scanner capable de révéler les secrets de ces objets. 

Grâce à la blockchain, les biens numériques deviennent des œuvres d'art, et les prix s'envolent. Jeudi, une image au format Jpeg s'est vendue 69 millions de dollars. C'est un record pour une œuvre numérique, et son auteur avait déjà vendu une première image pour 6,6 millions de dollars.

NFT. Trois lettres encore méconnues il y a 10 jours et qui, aujourd'hui, sont synonymes de millions et de millions de dollars. NFT, c'est l'acronyme de Non Fungible Token, que l'on pourrait traduire en « jeton non fongible ». Ce qui, en l'état, reste mystérieux. Il s'agit d'un élément unique, authentifié dans la blockchain et, à la différence d'un bitcoin, on ne peut pas payer avec, ni le dupliquer, et sa valeur est donc unique. Exactement comme un tableau, un manuscrit, une partition ou même un bâtiment.

Justement, jeudi une image au format Jpeg, comme on a des milliers sur son ordinateur, réalisée par un artiste connu sous le nom de Beeple, s'est vendu 69 millions de dollars par la célèbre maison de vente aux enchères Christie's. C'est un nouveau record pour le marché de l'art numérique -- et c'est la troisième œuvre la plus chère vendue aux enchères par un artiste de son vivant !

Ce montage de 5.000 vignettes, qui représentent 5.000 jours, s'est vendu 69 millions de dollars. © Beeple

« Le prochain chapitre de l'Art »

Ce JPG est un collage numérique de 21.000 pixels sur 21.000 pixels intitulé "EVERYDAYS : THE FIRST 5000 DAYS" (« Tous les jours -- Les cinq mille premiers jours »). Comme son nom l'indique, l'artiste a mis 5.000 jours pour le composer, et il avait débuté son œuvre en 2007. Par rapport à un montage lambda, celui-ci est considéré comme un NFT car sa propriété et son authenticité sont enregistrées dans la blockchain.

« Les artistes utilisent du matériel et des logiciels pour créer des œuvres d'art et les distribuer sur Internet depuis plus de 20 ans, mais il n'y avait jamais eu de véritable moyen de vraiment les posséder et de les collectionner, a réagi Beeple, de son vrai nom Mike Winkelmann. Je crois que nous assistons au début du prochain chapitre de l'histoire de l'Art, l'Art numérique. »

Cette œuvre de Beeple s'est vendue 6,6 millions de dollars. © Beeple

Une action d'une star NBA s'échange des centaines de milliers de dollars

Pour cet artiste, l'éclosion des NFT est une aubaine. Fin février, il avait déjà vendu une première œuvre plus de six millions de dollars, et on imagine que cela va donner des idées à beaucoup d'autres artistes et graphistes. Et pas besoin d'avoir un joli coup de crayon puisqu'un simple extrait d'une rencontre sportive, comme un match NBA, peut se vendre plusieurs centaines de millions de dollars...

C'est ce qu'on peut faire depuis début février sur la plateforme NBA Top Shot. Des dizaines de milliers d'Américains sont déjà inscrits, et ils s'échangent des actions de stars NBA sous la forme de carte virtuelle. Exactement comme s'ils s'échangeaient des cartes Pokémon ou Panini. Sauf que chaque action est authentifiée dans la blockchain et est donc unique. Et les prix flambent puisque chaque « carte » est unique aussi. À quand la vente d'une vidéo d'un but de Kylian Mbappé ou de Cristiano Ronaldo ? C'est sans doute pour très bientôt...

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