Un puissant outil de reconnaissance faciale permet d’identifier les visages de photos de victimes de la Shoah. © Auschwitz-Birkenau Memorial and Museum
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La reconnaissance faciale au service des familles des victimes de la Shoah

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Un ingénieur américain a développé bénévolement un puissant système de reconnaissance faciale pour permettre d'identifier les victimes anonymes des camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale. Gratuit, il est accessible au public sous la forme d'un site pour retrouver des photos de cette époque et redonner un nom aux visages.

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Retrouver des photos des membres d'une famille assassinés par les nazis et leur redonner un nom, c'est l'objectif de l'ingénieur américain Daniel Patt. C'est en visitant le Musée Polin sur l'histoire du ghetto de Varsovie, qu'il a eu cette idée. Les murs du musée étaient couverts de photos de survivants et de victimes, mais ces visages étaient très rarement accompagnés de leur patronyme. Pour parvenir à remettre un nom sur un visage, il a développé une plateforme appelée From Numbers to Names (N2N).

Il s'agit d'un système de reconnaissance faciale basée sur une puissante Intelligence artificielle. La plateforme parcourt toutes les photos numérisées de l'Europe d'avant-guerre et de l'Holocauste à la recherche d'un visage qu'on lui fournit. L'outil se contente pour le moment d'afficher uniquement les dix meilleures correspondances qu'il peut dénicher dans sa base de données.

Retrouver la photo d’époque d’une victime de l’Holocauste

N2N a déjà été utilisé par l'United States Holocaust Memorial Museum (USHMM) pour identifier des victimes de la Shoah parmi des centaines de milliers de photos. Il a aussi été employé pour retrouver des survivants et des descendants des victimes de l’Holocauste. L'ingénieur a travaillé seul sur ce projet, mais il est désormais accompagné d'une équipe de développeurs et de chercheurs bénévoles qui viennent augmenter l'efficacité de sa plateforme.

C'est ainsi que 700.000 photos supplémentaires de cette période sont en cours d'absorption par la plateforme. Pour le moment, 500.000 photos ont été analysées et celles-ci contiennent environ deux millions de visages. Pour un particulier qui souhaite utiliser l'outil, il faut simplement ajouter une photo du visage d'une victime sur le site. Les visages similaires retrouvés sur les photos de la base de données s'affichent. Le logiciel fonctionne mieux lors de la recherche lorsque les photos datent d'avant les années 60.

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