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Plus de 295 milliards de gigaoctets produits depuis 1986

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En 1986, la cassette VHS était le support qui contenait le plus de données relativement aux autres supports. © Fuji

Selon une étude de l'Université de Californie du Sud, le volume d'informations produites de 1986 à 2007 dans le monde dépasserait les 295 milliards de gigaoctects.

De 1986 à 2007, l'être humain aurait fabriqué plus de 295 milliards de gigaoctets, soit 295 exaoctets, soit 1018 octets de données, si l'on en croit une étude dirigée par Martin Hilbert de l’Université de Californie du Sud. Publiée dans la revue Science, cette étude s'est employée à établir l'évolution des volumes de données produits par une soixantaine de technologies de stockage numériques mais aussi analogiques.

Lettres, livres, cassettes VHS, CD, DVD, disques durs, mémoires des téléphones mobiles, etc., le poids en octets de chaque média a été établi afin d'uniformiser les calculs. Puis les volumes produits au fil des ans ont été estimés en s'appuyant sur de nombreuses études réalisées notamment par le cabinet américain IDC.

Avec l’explosion du numérique, le poids relatif du papier serait passé de 33 % en 1986 à 0,007 % en 2007. Ci-dessus, le Kindle 3 d’Amazon. © Amazon

Le numérique a dépassé l'analogique en 2002

En 1986, la poste, le téléphone filaire et le fax étaient les moyens de communication numéro 1 et la cassette VHS était le support de stockage analogique contenant le plus de données mais la révolution numérique est passée par là avec bien sûr l'avènement d'Internet et du multimédia.

Selon l'étude, le poids relatif du papier serait ainsi passé de 33 % en 1986 à 0,007 % en 2007. Et 94 % des données produites aujourd'hui seraient numériques, le numérique étant passé devant l'analogique en 2002.

En moyenne, chaque année, le volume de données produit par l'Homme se serait accru de 23 %. Chaque individu produirait ainsi aujourd'hui deux fois plus de données qu'en 1986 et recevrait quotidiennement cinq fois plus d'informations qu'en cette même année grâce au progrès des télécommunications.

Le volume total des données produites par l'Homme peut paraître énorme mais Martin Hilbert le relativise dans l'article publié par Science en notant qu'il reste inférieur à 1 % des bits d'informations stockés dans toutes les molécules d'ADN d'un seul individu.

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