Tech

Intel montre un jeu vidéo en 3D-ray tracing mais en ligne

ActualitéClassé sous :informatique , Internet , jeux vidéo

A l'ouverture de son show annuel IDF 2010, Intel a voulu démontrer la puissance de ses processeurs avec une version en 3D ray tracing du jeu vidéo Wolfenstein en mode cloud computing, donc avec une grosse puissance de calcul en ligne. Egalement au menu de ce rassemblement : la future famille de processeurs Sandy Bridge.

Cette démontration du jeu Wolfenstein 3D illustre bien l'efficacité du ray tracing pour le rendu des reflets et des transparences. © Intel

Intel vient de lancer son grand show annuel IDF 2010, où sont invités les développeurs mais qui sert également à l'entreprise américaine de vitrine médiatique pour présenter des nouveautés. Pour l'instant, l'une des plus spectaculaires est un jeu vidéo bien connu, Wolfenstein 3D, dont les images étaient calculées avec la méthode du ray tracing, ou lancer de rayons.

Le principe diffère de la méthode traditionnelle, appelée rastérisation, qui consiste à construire au moment de l'affichage une image matricielle à partir de sa description enregistrée en mémoire, qui, elle, est vectorielle. Le ray tracing repose sur une technique plus naturelle : le logiciel lance des rayons virtuels sur la scène, comme s'ils partaient de l'œil du spectateur, et calcule les réflexions et les réfractions qu'ils subissent en touchant les objets, jusqu'à remonter aux sources lumineuses. Le rendu, en particulier des reflets et des transparences, est beaucoup plus réaliste. En revanche, la consommation en temps de calcul reste rédhibitoire pour les cartes graphiques actuelles. Après un engouement il y a quelques années et malgré de multiples moyens imaginés pour réduire le nombre de calculs nécessaires, la méthode ne s'est pas imposée et la rastérisation tient toujours la corde.

Intel a toujours eu un faible pour ce principe qui, justement, réclame de la puissance de calcul, et donc de bons gros processeurs. A l'IDF 2010, les visiteurs ont pu admirer ce jeu vidéo dans une belle démonstration du ray tracing... sur un portable. Mais celui-ci était relié à pas moins de quatre ordinateurs équipés de Knights Ferry. Cette « carte fille » est dérivée de Larrabee, une carte graphique haut de gamme destinée à concurrencer les plus puissantes cartes de nVidia et d'autres qui, après le jeu vidéo, ont exploré un nouveau marché, celui de la conception assistée par ordinateur et des stations de travail aux gros besoin de calculs. Le projet Larrabee a été abandonné cette année mais a ressuscité cet été sous une forme plus évoluée et loin du marché grand public : le gros boîtier d'un Knights Ferry renferme 32 cœurs cadencés à 1,2 GHz, 8 Mo de mémoire cache et 1 à 2 Go de mémoire vive.

Les processeurs Sandy Bridge arrivent

Il en fallait donc quatre pour faire fonctionner en ray tracing un jeu vidéo sur l'écran d'un portable... Fort de ces 128 cœurs, Wolfenstein 3D fonctionnait de manière fluide (voir la vidéo sur YouTube). La démonstration d'Intel est aussi donc celle du cloud computing, où la puissance de calcul est déportée sur des serveurs en ligne. Ici, ces calculateurs fournissaient en temps réel un flux d'images toutes préparées que le portable n'avait plus qu'à afficher. La liaison devient donc le goulot d'étranglement. D'après Intel, un jeu de ce genre fonctionnerait correctement avec une ligne à 5 Mbits/s.

Du côté des processeurs, une conférence a présenté la nouvelle architecture Sandy Bridge, qui sera présente sur de futurs processeurs commercialisés l'an prochain, gravés en 32 nanomètres. On remarque l'intégration de plusieurs circuits dans ce petit boîtier. A côté des deux ou quatre cœurs, se trouvent un contrôleur PCI-Express (un principe déjà vu sur le Core i5), un bus DMI et, surtout, un cœur graphique, qui, selon les affirmations d'Intel, multiplie les performances par 25 (par rapport à un processeur Intel de 2007). Ces circuits - y compris le cœur graphique - peuvent puiser leurs données dans une mémoire cache centrale L3, tous ces éléments étant reliés par un bus en anneau, à 96 Gbits/s. Ces belles performances graphiques sont un peu ternies par la seule compatibilité avec la norme DirectX 10.1 et donc l'incompatibilité avec DirectX 11.

Pour améliorer encore la vitesse, Intel utilise une sorte d'overclocking interne qui accélère momentanément le processeur (ou un cœur) après une période où il était au repos.

Les premiers processeurs Sandy Bridge sont prévus pour début 2011 dans les portables. Parce qu'ils imposent un changement de carte mère, ils n'apparaîtront que plus tard sur les ordinateurs de bureau.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités chaque jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi