Facebook veut aider les universitaires qui travaillent sur l’intelligence artificielle en leur fournissant des calculateurs pour simuler des réseaux neuronaux. Un programme « gagnant-gagnant » qui permet au réseau social de suivre au plus près ces travaux tout en diffusant sa propre technologie de serveurs.
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Dans le cadre de FAIR (Facebook AI Research), son programme de recherche sur l'intelligence artificielle, FacebookFacebook va offrir 25 serveursserveurs équipés de GPUGPU « à la pointe de la technique » à des institutions universitaires à travers l'Europe. Ces machines ont été pensées pour simuler des réseaux neuronaux. Par ces dons, le réseau socialréseau social espère accélérer les travaux des équipes de scientifiques sur l'intelligence artificielleintelligence artificielle, l'une des nouvelles lubies de son fondateur. C'est également un moyen pour le réseau piloté par Mark Zuckerberg de se diversifier dans ses investissements, ainsi que de garder un œilœil sur les avancées faites par les universitaires... et pourquoi pas chasser de nouvelles têtes au passage.

La première institution à recevoir des serveurs sera l'Université Technique de Berlin. Quatre de ces machines seront attribuées à Klaus-Robeert Müller, un chercheur qui travaille sur l'imagerie du cancer du sein et la modélisationmodélisation des moléculesmolécules.

Voici le serveur <em>Big Sur</em> développé par Facebook pour les travaux sur l'intelligence artificielle. En décembre dernier, le réseau social a annoncé qu’il libérait les plans de ce matériel qui embarque 8 GPU de 300 watts chacun. © Facebook

Voici le serveur Big Sur développé par Facebook pour les travaux sur l'intelligence artificielle. En décembre dernier, le réseau social a annoncé qu’il libérait les plans de ce matériel qui embarque 8 GPU de 300 watts chacun. © Facebook 

Pas encore d’université française inscrite au programme

« Ce partenariat vient à un bon moment pour la recherche en intelligence artificielle allemande », déclare Müller dans un communiqué publié par Facebook avant d'ajouter que ces serveurs permettront « d'étudier efficacement grâce à l'informatique des problèmes complexes [...] et d'accélérer notre cycle de recherche et nos travaux sur l'intelligence artificielle ».

En plus des serveurs, Facebook promet de fournir des logicielslogiciels et une assistance humaine aux différents partenaires qui obtiendront des serveurs. Le programme FAIR va s'étendre à d'autres institutions européennes et les chercheurs sont invités à soumettre leurs candidatures pour recevoir leurs outils de calcul. Ils seront sélectionnés selon leurs publications et l'orientation de leurs recherches.

Ce n'est pas la première fois que Facebook s'adresse au monde de la recherche. Le réseau social travaille déjà avec douze institutions universitaires à travers le monde et avait, entre autres, libéré l'année dernière les plans de ses serveurs conçus pour l'intelligence artificielle. Les Big Sur, c'est leur nom, intègrent huit GPU qui demandent 300 wattswatts d'alimentation chacun pour accomplir leurs tâches de calcul.