Près de 50 % des utilisateurs se disent prêts à acquérir des logiciels autrement qu’en les achetant : c’est ce que montre une enquête Ipsos réalisée dans 32 pays, commanditée par la Business Software Alliance, un groupement d’entreprises qui chassent les pirates.
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Dans le monde, 47 % des logicielslogiciels seraient acquis illégalement. C'est la conclusion d'une étude réalisée en 2010 par la BSA (Business Software Alliance). Cette organisation regroupe les principaux éditeurs américains de logiciels, comme Microsoft, mais aussi des constructeurs, comme Apple, HPHP, IBMIBM ou IntelIntel.

L'enquête Ipsos s'est déroulée dans 32 pays et a inclus environ 15.000 personnes utilisatrices de PC. Si l'on comprend bien l'exposé publié par la BSA, la question posée était au conditionnel et portait sur la manière dont l'utilisateur acquerrait un logiciel (« Ipsos asked computer users about the ways they would and would not acquire software »). À cette question, 13 % des personnes interrogées affirment qu'elles n'achèteraient jamais un logiciel et 34 % qu'elles sont prêtes à en acquérir de manière illégale « la plupart du temps ». Le conditionnel disparaissant dans les résultats annoncés par la BSA (voir les liens au bas de cet article), la conclusion est qu'en 2010, 47 % des utilisateurs ont récupéré leurs logiciels le plus souvent illégalement.

La répartition géographique montre une vaste disparité. La proportion d'utilisateurs refusant d'acheter un logiciel, de 13 % à l'échelle mondiale donc, varie de 5 % en Afrique du Sud et en France (un effet de l'Hadopi ?) jusqu'à 36 % au Nigeria et à 42 % en Chine. L'étude met en évidence que beaucoup se trompent sur ce qui est légal et ce qui ne l'est pas. L'exemple donné est celui d'un logiciel acheté une seule fois mais qui sert sur plusieurs postes, une pratique le plus souvent considérée comme innocente, affirme la BSA.

En considérant que chaque logiciel piraté représente une perte, la BSA estime le manque à gagner à 43 milliards d'euros.