En souhaitant bannir les fabricants de drones chinois, les États-Unis visent particulièrement le numéro 1 mondial, l’incontournable DJI dont les aéronefs équipent 80 % des agences de l’État. © DJI

Tech

Après les smartphones Huawei, les drones chinois dans le viseur

ActualitéClassé sous :drone , drone espion , Huawei

Les États-Unis multiplient les offensives contre les géants chinois du secteur de la high-tech. Après s'être acharnées sur le constructeur Huawei en l'interdisant pour cause d'espionnage, les autorités ont maintenant en ligne de mire les constructeurs chinois de drones.

La semaine passée, Donald Trump, le président des États-Unis, signait un décret mettant au ban l'ensemble des sociétés de télécommunications chinoises en tant que fournisseur de matériel pour le pays. Cela fait des mois que les autorités américaines accusent l'équipementier en 5 G Huawei de procurer du matériel permettant au gouvernement chinois d'espionner les pays fournis. En conséquence, Google vient juste de retirer sa licence d'exploitation d'Android au constructeur. Les États-Unis ont même mis la pression sur la plupart des États européens afin qu'ils prennent la même décision. Face à ces attaques, Huawei a notamment cherché le soutien de la France lors du salon VivaTech

Aujourd'hui, le gouvernement américain s'attaque aux constructeurs de drones chinois. L'État vient de publier un avertissement aux agences gouvernementales et aux forces de l'ordre. Consulté et rapporté par CNN, le message explique que ces aéronefs peuvent potentiellement transmettre les données américaines à un État autoritaire pouvant exploiter librement ces données.

Le numéro 1 mondial DJI dans le collimateur

Il se trouve que le plus grand fabricant de drones mondial est le Chinois DJI basé à Shenzhen. Ses appareils représentent 80 % du marché américain et sont très populaires en France, notamment auprès des professionnels du secteur. Le document va même plus loin en incitant les particuliers à éviter ces appareils pour leurs loisirs et ce pour les mêmes raisons.

De son côté, même s'il n'est pas nommément cité, DJI a immédiatement répondu à cet avertissement en expliquant que les drones utilisés par les autorités américaines ne transmettent aucune donnée par Internet à la firme ni à des tiers. DJI a également assuré que ses technologies ont déjà été analysées par le gouvernement et les grandes entreprises du pays.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi