Des centaines de hauts cadres de la high-tech lâchent une situation dorée pour rejoindre des start-ups crypto. © Song_about_summer, Adobe Stock
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Des centaines de cadres des GAFAMs quittent leur boulot pour rejoindre des start-up de cryptomonnaies

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Pour le meilleur ou le pire, des centaines de cadres de grandes sociétés high-tech lâchent une situation dorée pour tenter l'aventure crypto !

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Ils sont des centaines, dans la Silicon Valley et ailleurs, à abandonner des situations en or pour rejoindre des start-ups de la cryptomonnaie. Seraient-ils en train de lâcher la proie pour l'ombre ? On ne peut s'empêcher d'établir un parallèle avec ce qui s'est produit en 1999 lorsque déjà, ils étaient des centaines à démissionner de postes grassement payés dans des sociétés bien établies à la Microsoft pour rejoindre des start-ups du Web. Ce que certains avaient amèrement regretté un an plus tard à la suite du crash des valeurs Internet en avril 2000.

Les plus grandes firmes, Apple, Google et autres, sont actuellement sujettes à ce drainage des forces vives

En attendant, le fait est là : un mouvement analogue est en train de se produire actuellement. Si l'en croit ce qu'a déclaré Sandy Carter au New York Times, en l'espace de deux jours, plus de 350 personnalités importantes de l'univers high-tech auraient soumis leur candidature à la start-up Unstoppable Domains -- qui fournit des adresses Web permanentes, basées sur une blockchain.

Elle-même a quitté son job de vice-présidente de la division cloud d'Amazon pour rejoindre Unstoppable Domains, ce qui lui a permis d'observer le phénomène de l'intérieur. Les plus grandes firmes (Apple, Google et autres) sont actuellement sujettes à ce drainage des forces vives.

Goût du risque ?

Comment comprendre un tel engouement ? Par un goût du risque, un désir de repartir à zéro, de participer à une nouvelle aventure prometteuse ? La perspective de s’enrichir est probablement présente dans l'équation si ce n'est que certains de ceux qui se laissent tenter reçoivent d'ores et déjà des salaires mirobolants. Ils sont en tous cas nombreux à estimer qu'il y a là un train en marche dans lequel il faut monter coûte que coûte. Il est vrai que les chiffres explosent : un écosystème tel que Ethereum a vu sa valeur se multiplier par cinq durant l'année.

L'exemple qui vient spontanément à l'esprit lorsque l'on évoque un tel exode est celui de Jack Dorsey, fondateur de Twitter, qui a démissionné de son poste de président pour se consacrer à Block, une solution de paiement vouée à devenir universelle. Et David Marcus, qui supervisait la monnaie digitale chez Facebook-Meta a annoncé son départ à la fin de l'année pour lancer sa propre start-up.

Google, jadis aspirateur de talent, touché par la vague

Des personnalités moins connues mais non moins éminentes ont elles-mêmes sauté le pas. En 2003, Google pouvait s'enorgueillir de débaucher par centaines des cadres de sociétés du calibre de Microsoft. À présent, le géant de la recherche est touché à son tour par ce phénomène. En février 2020, Surojit Chatterjee avait quitté un poste de vice-président chez Google pour entrer chez Coinbase, place de marché crypto. Lorsque Coinbase est entré en bourse en avril dernier, les parts qu'il avait obtenues -- 180 millions de dollars -- se sont multipliées par 3,5.

Son exemple en a-t-il inspiré d'autres ? Toujours est-il que Sridhar Ramaswamy, qui dirigeait l'unité des publicités chez Google a rejoint Neeva, qui gère un moteur de recherches dépourvu de... publicités ! Or, Ramaswamy avait été envisagé pour prendre la direction de Google, pas moins. Et il a été rejoint dans l'aventure Neeva par un autre haut cadre de Google, Vivek Raghunathan, et plusieurs autres employés de la société californienne. À titre préventif, Google a commencé à proposer à ses cadres de meilleures participations à l'actionnariat maison. Un signe des temps ?

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