Principal poste de dépense des étudiants, le loyer d’un logement étudiant peut varier du simple au double d’une ville à une autre. Découvrez les villes étudiantes les moins chères de France et celles où le loyer est le plus élevé.
 

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Les avantages financiers d'habiter une micromaison Parti des Etats-Unis, le phénomène des micromaisons est arrivé en France depuis quelques années.

D'après une étude réalisée par la plateforme de location entre particuliers LocService.fr en juin 2022, un étudiant dépense 613 € par mois pour son logement. Pourtant, en fonction de sa ville étudiante, ce loyer peut énormément varier d'une ville à une autre.

Logement étudiant : une grosse disparité entre Paris et la province

Sans grande surprise, Paris et l'Île-de-France font partie des villes les plus chères de France en matièrematière de logement étudiant. Le classement LocService.fr fait figurer parmi les dix villes où le loyer est le plus élevé, neuf villes de région parisienne. Ainsi, pour un studio, les étudiants habitant Paris intra-muros devront débourser en moyenne un loyer de 849 € par mois ; 759 € à Nanterre ; 698 € à Créteil ; 693 € à Saint-Denis ; 650 € à Guyancourt ; 643 € à Champ-sur-Marne et 622 € à Cergy.

Si Paris reste la ville la plus chère, LocService observe malgré tout qu'elle est aussi la seule ville du classement à enregistrer une baisse du prix des loyers.

Les grandes villes dans le haut du classement

Les grandes villes étudiantes françaises sont aussi parmi les plus chères en matière de logement étudiant. Nice (625 €), Lyon (581 €), Bordeaux (573 €) complètent le classement LocService des villes étudiantes les plus onéreuses, suivies par Marseille (526 €), La Rochelle (516 €), Montpellier (515 €), Lille (504 €), Strasbourg (497 €) et Toulouse (494€).

Le Mans, ville classée la moins chère

Le Mans, avec un loyer moyen de 359 €, est la ville étudiante où les logements sont les moins chers d'après le classement établi par LocService. Viennent ensuite Limoges, Poitiers, Saint-Etienne, Pau, Brest, Besançon et Clermont-Ferrand avec pour chacune d'elles des loyers inférieurs à 400 € par mois en moyenne.

En plus d'une forte disparité en matière de logement étudiant, il existe également de grandes différences de tarifs au niveau des transports en commun. © bernardbodo, Adobe Stock.
En plus d'une forte disparité en matière de logement étudiant, il existe également de grandes différences de tarifs au niveau des transports en commun. © bernardbodo, Adobe Stock.

Un classement corroboré par une enquête de l’Unef

Publiée en août dernier, l'Enquête sur le coût de la vie étudiante faite par l'Union nationale des étudiants de France (Unef) corrobore les résultats du précédent classement. Pour son enquête, le syndicat étudiant a pris en compte non seulement le prix du loyer, mais aussi le coût des transports en commun, le montant des Aides personnalisées au logement (APL) et un socle fixe commun de dépenses. Ainsi, en tête des villes les plus chères, se classent Paris avec 1.332,52 € de reste à charge par mois, suivie par Nanterre (1.190,52 €), Saint-Denis (1.176,52 €), Créteil (1.172,52 €), Orsay (1.132,52 €) et Guyancourt (1.114,52 €). Première ville hors Ile-de-France du classement, Nice, avec un reste à charge de 1.113,73 € pour les étudiants.

Le Mans, toujours en tête des villes les moins chères

Parmi les dix premières villes étudiantes les moins chères de France, l'Unef classe elle aussi Le Mans en tête avec un reste à charge de 850,44 € en augmentation malgré tout de 5,9 % par rapport à 2021. Se retrouvent ensuite les villes de Saint-Étienne (852,81 €), Limoges (852,98 €), Poitiers (855,31 €), Pau (865,23 €), Mulhouse (880,89 €), Brest (883,14 €), Perpignan (884,14 €), Besançon (884,64 €) et Clermont-Ferrand (891,44 €).

L'organisation syndicale étudiante estime par ailleurs que le coût de la vie étudiante augmente de 6,47 % pour l'année 2022-2023, représentant 428 € de dépenses en plus pour cette année universitaire.