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    La communication de la science : quel bilan ?

    La communication de la science : quel bilan ?

    Une synthèse des travaux en académie et des pratiques sur le terrain donne un tableau assez noir : bilan scientifique mitigé et absence en Europe d'une véritable culture de communication publique de la science. « Sur le plan purement scientifique, expliquent Sless et Shrensky, les preuves d'une efficacité de la « communication » sont aussi fortes que celles liantliant les danses de la pluie à l'apparition de celle-ci. »

    On sait aujourd'hui que la réaction du destinataire d'un message est le produit d'un cheminement cognitif personnel, complexe et largement imprévisible, dont on commence seulement à découvrir les tenants et aboutissants. Une information nouvelle n'est pas traitée de façon neutre et « objective ». Mais alors, à quoi bon informer si l'information est stérile ? Peut-être faut-il qu'en toute modestie, ceux qui s'essaient à l'art difficile de la communication et de la vulgarisation scientifique espèrent participer davantage à une évolution qu'à une révolution des opinions, en étoffant le débat démocratique et en développant la culture générale.

    Image du site Futura Sciences

    Un signe encourageant : d'après les grandes enquêtes Eurobaromètre réalisées par la Commission européenne, les connaissances scientifiques progressent de façon assez sensible dans la plupart des pays européens. Je propose dans mon livre une explication de ce phénomène.