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    Les êtres humains sont différents entre eux par les effets, au sein de leurs groupes, des évolutions biologique et sociale. Sur le plan biologique, les groupes humains ont divergé, souvent au hasard, en même temps qu'ils s'adaptaient à des milieux différents. Cela a donné des populations aux couleurs de peau très variées, des tailles moyennes variant de celle des pygmées de 1,4 m à celle de certains groupes dépassant 2 m, des couleurs et des formes de cheveux surprenantes, allant des cheveux frisés roux ou noirs aux cheveux raides châtains ou bruns.

    Socialement aussi les groupes humains varient énormément. Ils ont mis au point un grand nombre d'organisations sociales différentes. Pour nous en rendre compte, nous n'avons qu'à imaginer un instant l'étendue des différences qui séparent les petites populations, vivant de chasse, de pêchepêche et de cueillette, des grands ensembles mondiaux actuels en passant par les empires de Chine, d'Égypte et du Pérou. Les différences dans les modes de vie n'existent pas seulement entre des cas éloignés dans le temps et dans l'espace. Au sein d'une même société, des différences importantes existent aussi. Il y a, au sein des nations actuelles, des régionalismes fondés sur des substratssubstrats économiques, des conditions et des modes de vie différents. Même au sein d'une grande ville, une promenade dans le métro nous donne l'occasion de rencontrer des gens aux stylesstyles de vie les plus variés. Cela est vrai non seulement avec des immigrants venant de tous les continents, mais aussi quand il s'agit de personnes s'identifiant à l'un ou l'autre sexe, à une orientation sexuelle ou à différents groupes d'appartenance, tels des communautés ethniques, des groupes d'âge et des classes sociales.

    L'espèceespèce humaine est donc caractérisée par une grande diversité, autant biologique que culturelle, qui passionne l'anthropologie. Mais au-delà de la collection des différences, l'anthropologie fournit aux sciences humaines les évidences de la profonde unité de l'espèce humaine. Cette contribution donne à l'anthropologie un rôle d'avant-plan dans la lutte contre l'ethnocentrisme.