La distance entre le périhélie et l’aphélie de Vénus est de 0,01 unité astronomique seulement, la plus petite de tout le Système solaire. © revers_jr, Adobe Stock
Sciences

Aphélie

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L'aphélie correspond au point de l'orbite d'une planète le plus éloigné du Soleil. Plus largement, au point de l'orbite héliocentrique d'un objet céleste où sa distance avec le Soleil est maximale. Et l'étymologie du terme l'indique clairement puisqu'il est formé de deux mots grecs qui veulent dire « loin » et « Soleil ».

L'aphélie existe parce que les planètes n'ont pas une orbite tout à fait circulaire autour du Soleil, mais bien une orbite elliptique, plus ou moins marquée. L'orbite de notre Terre est presque circulaire. Mais elle atteint tout de même, chaque année autour du 4 juillet, un aphélie situé à quelque 1,017 unité astronomique, soit un peu plus des 150 millions de kilomètres desquels elle se situe de notre Soleil en moyenne. À l'inverse, la Terre atteint son périhélie, le point le plus proche du Soleil, six mois plus tard, vers le 4 janvier.

Ici, l’orbite de la Terre — une ellipse très exagérée — sur laquelle on retrouve l’aphélie. © Gothika, Belg4mit, Simon Villeneuve, Whidou, Wikipedia, CC by-SA 3.0

La Terre n’atteint pas toujours son aphélie à la même date

Il est à noter que la date du passage de notre Terre à son aphélie varie légèrement en fonction de plusieurs paramètres : le changement d'orientation de son axe de rotation, des perturbations générées par les autres planètes du Système solaire ou encore tout simplement, notre calendrier. Les astronomes parlent de précession de l'aphélie. En 2020, la Terre est ainsi passée à son aphélie le 4 juillet. En 2023, elle ne l'atteindra que le 6 juillet. Mais globalement, la date de l'aphélie se décale chaque année d'une vingtaine de minutes.

Notez également que si c'est l'inclinaison de l'axe de rotation de notre Terre sur son orbite qui donne naissance aux saisons, le fait que le passage au périhélie se fasse en ce moment au début du mois de janvier -- et l'aphélie au début du mois de juillet -- pourrait en principe diminuer très légèrement -- toujours parce que l'orbite de notre planète est presque circulaire -- les écarts de températures entre l'hiver et l'été dans l'hémisphère nord. Et les augmenter dans l'hémisphère sud. Mais d'autres paramètres interviennent aussi qui compliquent le calcul. Une chose est toutefois certaine, c'est que l'hémisphère sud reçoit un peu plus d'énergie du Soleil en été que l'hémisphère nord à la même saison. Inversement, l'hémisphère nord reçoit plus d'énergie du Soleil pendant son hiver que l'hémisphère sud pendant le sien.

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