Katherine Johnson, la figure de l'ombre, a rejoint les pionniers décédés d'Apollo

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[EN VIDÉO] Katherine Johnson, femme de science et pionnière de la conquête spatiale, s’est éteinte  Au-delà d'être une brillante mathématicienne, physicienne et ingénieure spatiale, Katherine Johnson a combattu les préjugés raciaux et sexistes dans l'Amérique ségrégationniste des années 50. Celle qui a passé trente ans au service de la Nasa, a permis de calculer les trajectoires d'Apollo 11. Elle s'est éteinte à l'âge de 101 ans le 24 février dernier. 

En 2017, le film « Les figures de l'ombre » avait révélé le rôle joué dans la course à la Lune par la mathématicienne Katherine Johnson, la première étudiante noire à l'université de West Virginia qui avait intégré, en 1952, le Naca (National Advisory Committee for Aeronautics), en quelque sorte l'ancêtre de la NasaElle vient de décéder à l’âge de 101 ans ce 24 février 2020, vient de faire savoir la Nasa.

Née le 26 août 1918 dans la ville de White Sulphur Springs, en Virginie-Occidentale aux États-Unis, les calculs de Katherine Johnson sur les vols spatiaux ont rendu possible d'abord la mission Freedom 7 d'Alan Shepard en mai 1961, le premier vol spatial d'un Américain (Shepard marchera ensuite sur la Lune à l'occasion de la mission Apollo 14), puis le vol du Friendship 7 qui permettra à John Glenn de faire, toujours pour un Américain, le bouclage des premières orbites d'une capsule dans l'espace en février 1962.

Une présentation de la vie et des accomplissements de Katherine Johnson. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa

À vrai dire, les ordinateurs de l'époque avaient déjà calculé la trajectoire de lancement et les orbites de la mission Mercury-Atlas 6 emportant Friendship 7 mais John Glenn, peu confiant dans les machines primitives de l'époque, si promptes à faire des erreurs, avait demandé une vérification à la main, et avec une calculatrice mécanique des calculs, par Katherine Johnson, tant sa réputation était déjà grande. Ce n'est qu'ensuite, rassuré, qu'il effectua le vol de la mission Mercury.

Dans le communiqué biographique de la Nasa annonçant le décès de la pionnière du programme Apollo, la mathématicienne explique que pour elle sa plus grande contribution à l'exploration spatiale a été celle des calculs de la mission Apollo 11 autour de la Lune. Elle a aussi contribué au programme de la Navette spatiale avant de prendre sa retraite en 1986. En 2015, à 97 ans, Katherine Johnson a reçu du président Obama la médaille présidentielle de la liberté, la plus haute distinction civile américaine, en récompense de ses contributions. En 2017, le centre de recherche informatique Katherine G. Johnson à Hampton, en Virginie, est nommé en son honneur.

Un autre hommage à Katherine G. Johnson. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa Langley Research Center

En 2017, le centre de recherche informatique Katherine G. Johnson à Hampton, en Virginie, est nommée en l'honneur de la mathématicienne. © Nasa