Cette nuit, la Terre était à son point le plus éloigné du Soleil

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152.104.285 km ! Voici la distance qui nous séparait de notre étoile il y a quelques heures. En effet, dans la nuit du 4 au 5 juillet, à minuit et onze minutes, heure de Paris (22 h 11 UTC), notre planète est passée à son aphélie, c'est-à-dire au point de son orbite le plus éloigné du Soleil. À ce moment-là, la Terre était 1,67 % plus loin du Soleil que la distance moyenne Terre-Soleil définie par une unité astronomique (UA), égale à 149.597.870,7 km. Elle se trouvait également à 5 millions de kilomètres de plus du Soleil qu'à son point le plus proche, appelé périhélie, atteint le 3 janvier 2019 (à 147.099.760 km).

Aux alentours de l'aphélie, la Terre reçoit globalement 7 % de rayonnement en moins par rapport au périhélie et le disque solaire apparaît environ 3,6 % plus petit dans notre ciel. Cette subtile variation, qui s'est mise en place graduellement durant les six derniers mois, ne se distingue pas à l'œil nu. Alors que la Terre vient de passer au plus loin du Soleil quand bien même nous, dans l'hémisphère nord, suffoquons dans la chaleur de l'été (tandis que l'hémisphère sud est en hiver, et inversement pour le périhélie), nous avons la preuve que les saisons sont essentiellement influencées par l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre et le trajet de celle-ci le long de son orbite, et non par la distance au Soleil. Le prochain passage au périhélie aura lieu le 5 janvier 2020 (à 147.091.144 km selon timeanddate), suivi de l'aphélie le 4 juillet 2020 (152.095.295 km). Que ce soit pour l'aphélie ou le périhélie, la distance Terre-Soleil peut varier de plusieurs milliers de kilomètres d'une année à l'autre en fonction des perturbations gravitationnelles exercées par la Lune.

Lever de Soleil le jour de l'aphélie (point le plus éloigné de l'orbite terrestre) le 3 juillet 2017. © Stephen Mudge/mulf, Flickr, CC By-NC-ND 2.0