Découvrez la nébuleuse de la Statue de la Liberté... sans étoiles

Classé sous :Astronomie , nébuleuse , formation d'étoiles
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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À quoi ressemblerait une pouponnière d'étoiles... sans étoiles ? En faisant l'expérience sur la nébuleuse de la Statue de la Liberté (officiellement NGC 3576), l'astrophotographe Andrew Campbell met en valeur son cœur brillant, dont les volutes rappellent le port fier du monument qui lui a donné son nom. Cette appellation, elle l'a reçue de l'astronome Steve Mazlin du Star Shadows Remote Observatory (SSRO) South, un observatoire spécialisé dans l'imagerie astronomique basé au Chili.

Tout autour de la région centrale s'enroulent des filaments flamboyants de gaz, principalement d'hydrogène, et de sombres nuages de poussière. C'est en utilisant le programme StarNet, développé par Nikita Misiura, qu'Andrew Campbell a « éteint » les brillants astres de cette nébuleuse située à 9.000 années-lumière de nous, dans la constellation de la Carène. En règle générale, NGC 3576 n'est pas avare en étoiles. Elle en produit même tant et si bien qu'au moment de sa découverte, en 1834, l'astronome John Herschel avait cru distinguer six nébuleuses différentes, correspondant à des régions de formation stellaire très actives.

La nébuleuse NGC 3576, située à une distance de 9.000 années-lumière dans la constellation de la Carène, est surnommée nébuleuse de la Statue de la Liberté en raison de la figure statuesque que l'on peut deviner à travers ses pelotes de gaz et de poussières parsemés d'étoiles. © Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, Flickr, CC By-NC 2.0