Cet astéroïde de 600 mètres va passer près de la Terre demain

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Un astéroïde mesurant entre 300 et 620 mètres dans sa plus grande longueur va passer près de la Terre le 26 décembre prochain, après le lever du Soleil. Alors, il n'y a rien à craindre car au plus proche de nous, à 7 h 54 TU (soit 8 h 54, heure de Paris), il sera à un peu plus de sept millions de kilomètres du Globe terrestre. Autrement dit, il nous « frôlera » à presque 19 fois la distance entre la Lune et notre Planète. Bref, le risque que ce « gros rocher » entre en collision avec la Terre est très faible. D'ailleurs, signalons au passage que cette même semaine - et c'est comme cela toute l'année -, des astéroïdes, certes plus petits, s'aventureront encore plus près de la Terre. Des géocroiseurs indiqués sur le site Cneos de la Nasa. Par exemple : 2019 WB7 (découvert récemment), d'un diamètre estimé pour l'instant entre 30 et 70 mètres, passera au plus près de nous, à 2,7 fois la distance de la Lune le 23 décembre.

Représentation de l'orbite de l'astéroïde CH59 (en blanc) qui croisera l'orbite de la Terre (en bleu) le 26 décembre 2019. © Nasa

Considéré comme un astéroïde potentiellement dangereux - par sa taille et parce qu'il passe à moins de 7,5 millions de kilomètres de notre biosphère -, 310442 (2000 CH59), ou CH59 pour faire court, demeure une « cible » surveillée de près par les agences spatiales qui souhaitent prévenir l'éventualité d'une trajectoire de collision à moyen ou long terme. La Nasa, l'ESA, la Chine et bientôt aussi la Russie travaillent à les détecter le plus tôt possible et à les dévier, sinon les détruire.

Illustration d'un géocroiseur frôlant la Terre. © auntspray, Adobe Stock
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Un astéroïde de 570 mètres de large passe au plus près de la Terre samedi

Article de Xavier Demeersman publié le 9 août 2019

Voici 2006 QQ23. Samedi 10 août au matin (vers 9 heures et demi, heure de Paris), ce gros astéroïde d'environ 570 mètres de diamètre passera au plus près de la Terre, à 7,5 millions de kilomètres. Cette distance qui correspond 0,05 unités astronomiques, soit tout de même 19,5 fois celle qui nous sépare de la Lune, est la limite maximum donnée par le Center for Near Earth Object Studies (CNEOS) de la Nasa pour classer un géocroiseur de cette taille comme « objet potentiellement dangereux ». Dans ce cas précis, nous n'avons donc rien à craindre de ce corps céleste (découvert en 2006) qui se promène à des millions de kilomètres de notre Planète. Il n'a, pour l'instant, rien de dangereux ni de menaçant. Et fort heureusement, car s'il avait été sur une trajectoire de collision, nul doute que l'impact provoquerait d'importants dégâts à une échelle régionale, et avec des conséquences globales.

En passant à seulement 65.000 kilomètres de la Terre, le 25 juillet, l’astéroïde 2019 OK nous a vraiment frôlé. Images prises par le réseau Ison (International Scientific Optical Network). © S. Schmalz, ISON

Conscients des risques, de nombreux scientifiques appellent la communauté internationale ces dernières années à doubler notre vigilance et donc les moyens techniques nécessaires pour ne pas manquer un visiteur inopportun qui pourrait exploser au-dessus d'une ville voire d'un bâtiment sensible...

Le passage, le 25 juillet dernier, de 2019 OK à seulement 65.000 kilomètres de la surface terrestre, l'a justement encore rappelé à l'humanité. Découvert quelques jours plus tôt, personne n'avait vu venir cet astéroïde de 100 mètres de long. Comme toujours, ce sont les plus petits qui sont les plus difficiles à détecter. Les plus gros qui croisent l'orbite de la Terre, eux, sont presque tous connus pensent les astronomes. Ils sont environ 900 et très rares sont ceux qui sont susceptibles de foncer sur la Terre. Nous avons donc besoin de plus d'yeux sur le ciel !


Faut-il avoir peur de cet astéroïde qui frôle la Terre ?

Article de Xavier Demeersman, publié le 27 juin 2019

Aussi grand que la Tour Eiffel, l'astéroïde 2008 KV2 est un visiteur qui passe souvent près de la Terre depuis des siècles, sans qu'on s'en aperçoive (on ne l'a découvert qu'en 2008). C'est un géocroiseur dont l'orbite de 286 jours l'amène régulièrement près de Vénus et aussi de notre planète.

Capture d’écran du visualiseur du JPL. Orbite de la Terre et de 2008 KV2, un géocroiseur habitué des visites à notre planète. © Nasa, JPL

De par sa taille (estimée à 330 mètres) et son approche à moins de 7,5 millions de kilomètres de notre Planète bleue, 2008 KV2 est donc considéré comme un « objet potentiellement dangereux ». Mais qu'on se rassure, ce n'est pas cette nuit qu'il va percuter la Terre, ni même lors de son prochain passage, en 2021. En effet, pour sa visite dans la nuit du 27 au 28 juin -- au plus proche à 22 h 01 TU, soit 00 h 01 heure de Paris -- il s'aventurera à une distance de sécurité de 6,7 millions de kilomètres... Autrement dit, au plus prés de la Terre, il sera 17,7 fois plus loin que la Lune. Donc rien à craindre. Naturellement, la Nasa le garde à l'œil, surveillant sa trajectoire à chacun de ses passages, la sienne et celle de ses nombreux congénères déjà connus.

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