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Dossier : Au coeur des séismes, de leur origine à leur détection

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Découvrez le dossier « Dans les coulisses des séismes ». Imprévisibles et dévastateurs, les séismes et les tsunamis figurent parmi les phénomènes naturels les plus violents. Découvrez tout des tremblements de terre, des origines à la détection en passant par les signes avant-coureurs.

Dossier : Au coeur des séismes, de leur origine à leur détection

Décembre 2004, tsunami de Sumatra ; janvier 2010, séisme d'Haïti ; mars 2011, séisme de Tohoku et tsunami de Fukushima... Autant de drames humains qui nous rappellent en permanence combien la prévision des séismes et des tsunamis reste une science complexe et difficile.

 

Notre planète est recouverte de plaques qui se frottent et s'encastrent les unes dans les autres comme un puzzle. Ces plaques, loin d'être immobiles, bougent et avancent sous l'effet des grands flux générés par la chaleur à l'intérieur de la terre.

 

Certains séismes se produisent à l'intérieur des plaques. Ce sont en général les plus difficiles à prédire sur le long terme, et les plus dangereux en raison même de leur caractère singulier.

 

C'est ce qu'on appelle un « monstre tellurique ». Le plus grand tremblement de terre jamais enregistré est le séisme de Valdivia (de magnitude 9,5) qui a eu lieu au Chili le 22 mai 1960, suivi d'un tsunami dévastateur, dont les effets destructeurs ont été ressentis dans tout le Pacifique (côtes d'Hawaï et du Japon). Il aura fait au total 5.700 morts au Chili et deux millions de personnes sans abri, 61 morts à Hawaï et 130 au Japon.

 

Eh bien oui, la Terre est la seule planète à trembler. C'est ce que l'on peut dire dans l'état actuel de nos connaissances. Les sismomètres déposés par les astronautes américains lors du programme Apollo, entre 1969 et 1972, retransmettront vers la Terre des données sur la sismicité lunaire, par ondes radio, jusqu'en 1977. Aucun des signaux enregistrés n'a les caractéristiques des séismes que nous connaissons ici-bas.

 

L'appareil qui enregistre les ondes permettant de localiser les séismes et de calculer leur magnitude s'appelle un sismographe. Les sismographes actuels, qui sont des instruments de très haute précision capables de détecter des mouvements extrêmement faibles de l'ordre de quelques microns par seconde, doivent en général être maintenus dans des conditions de température et de pression contrôlées.

 

Pour faire de la prévision à long terme, il faut inventorier les failles actives dangereuses, mais aussi connaître leur histoire (date approximative des précédents séismes, magnitude, etc.).

 

Peut-on construire des bâtiments résistants aux secousses telluriques ? Oui, et depuis longtemps. La plupart des pays riches à forte sismicité ont érigé des règles de construction parasismiques, qui permettent de limiter les dégâts dans les zones à risque. Plusieurs paramètres sont pris en compte : le choix de l'emplacement, l'architecture du bâtiment, les matériaux...

 

Y a-t-il des signes avant-coureurs précédant un séisme ? Oui, et rien d'étonnant à cela, quand on sait que l'énergie libérée par un séisme de magnitude 7 représente l'équivalent d'environ 900 fois la bombe d'Hiroshima ! Comment imaginer qu'un phénomène d'une telle puissance puisse se déclencher comme cela, sans aucun signe annonciateur ! Le problème n'est donc pas dans l'existence de ces signes, mais dans la capacité à les détecter... avant. Et ça, on ne sait toujours pas faire.

 

Depuis de nombreuses années, des scientifiques japonais ont remarqué que dans certaines régions, le sol (ou même le niveau marin) se soulevait de plusieurs dizaines de centimètres à l'approche d'un séisme, comme s'il gonflait avant le choc.

 

Les observations liées à la circulation des fluides sont très anciennes, puisque certaines datent de plus de deux cents ans. Les premières concernent les propriétés physiques et chimiques des eaux aux alentours de la zone du séisme. Peu avant l'événement, certaines sources vont en effet voir leur température ou leur débit augmenter et leur composition chimique changer : teneur en chlore, concentration en sels minéraux, etc.

 

Le cas des crapauds de L'Aquila a de quoi intriguer. À 70 kilomètres de L'Aquila se trouve un lac connu pour être un lieu de reproduction intense de Bufo bufo, le crapaud commun le plus répandu en Europe.

 

À découvrir aux éditons Quae, Un crapaud peut-il détecter un séisme ? 90 clés pour comprendre les séismes et les tsunamis, un ouvrage de Louis et Hélène Géli.

 

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