L'Agence spatiale canadienne (ASC), Dynacon Enterprises Limited, l'Université de Toronto et l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont présenté aujourd'hui le premier microsatellite canadien transportant à son bord le premier télescope spatial du pays baptisé MOST (microvariabilité et oscillations stellaires) dont le lancement est prévu pour avril 2003.

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    Le satellite MOST, qui n'est pas plus gros qu'une mallette et qui a coûté 10 millions de dollars canadiens, servira à mesurer de façon très précise les variations de l'intensité lumineuse des étoiles. Il permettra aux scientifiques de sonder l'atmosphèreatmosphère de planètes extrasolairesplanètes extrasolaires, de déterminer l'âge des étoiles et, de ce fait, de déterminer l'âge approximatif de l'Univers.

    Le satellite MOST est un projet d'astronomie spatiale unique et captivant issu de la coopération entre l'industrie, les scientifiques et le gouvernement du Canada. « Il s'agit d'une autre démonstration des capacités particulières du Canada en matière d'innovation et de leadership », d'affirmer Glen Campbell, gestionnaire de la division des Sciences de la vie dans l'espace de l'ASC. « D'autres pays travaillent à l'élaboration de missions semblables, mais le Canada vise à être le chef de file dans ce domaine. »

    Le projet MOST fait appel à une technologie canadienne novatrice qui permet de réaliser une mission spatiale rentable constituée d'un télescope ayant le diamètre d'une assiette à tarte placé à l'intérieur d'un microsatellite pas plus gros qu'une petite valise. L'ensemble ne pèse que 60 kilogrammeskilogrammes et les dimensions du microsatellite sont de 65 cm x 65 cm x 30 cm.

    L'Agence spatiale canadienneAgence spatiale canadienne a fourni 8,5 millions de dollars pour le
    financement de la conception du satellite et de la station de commande au sol, du lancement et de la conduite opérationnelle de la mission. Un montant additionnel de 1,2 million de dollars a été accordé à l'Institute of Aerospace Studies de l'Université de Toronto (UTIAS) par le gouvernement de l'Ontario par l'entremise du Fond ontarien d'encouragement à la recherche et au développement.

    Géré par la direction des Sciences spatiales de l'ASC dans le cadre de son Programme des petites charges utiles, le projet MOST est le résultat d'un partenariat scientifique canadien. Dynacon Enterprises Limited de Mississauga, en Ontario, en est l'entrepreneur principal. Le télescope a été mis au point par l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), tandis que le satellite a été construit par l'Institute for Aerospace Studies de l'Université de Toronto (UTIAS).

    Les autres partenaires clés du projet sont le Centre for Research in Earth and Space Technology (CRESTech) de Toronto, la Radio Amateur Satellite Corporation (AMSAT), la Société royale d'astronomie du Canada (SRAC), ROUTES AstroEngineering de Kanata, en Ontario, et l'Université de Vienne. Le chercheur principal, M. Jaymie Matthews de l'UBC, dirige une équipe de scientifiques venant des quatre coins du Canada, des États-Unis et d'Autriche.

    Le microsatellite MOST doit être lancé de Plesetsk, en Russie, en avril 2003 dans le cadre d'une mission à charge utile multiple. L'engin spatial sera envoyé dans l'espace au moyen d'un véhicule de lancement SS-19 appelé Rockot en vertu d'un marché avec la firme Eurockot Launch Services de Bremen, en Allemagne.

    À propos de l'Agence spatiale canadienne

    Créée en 1989, l'Agence spatiale canadienne, dont le siège social est situé à Saint-Hubert, au Québec, coordonne tous les aspects du Programme spatial canadien. Par l'entremise de son secteur d'activité unique axé sur la connaissance de l'espace, les applicationsapplications spatiales et le développement industriel, l'ASC assure la prestation de services dans les domaines suivants : Terre et environnement, Sciences spatiales, Présence humaine dans l'espace, Télécommunications par satellites, Technologie spatiale, Services de qualification spatiale, Sensibilisation de la jeunesse et éducation. L'Agence spatiale canadienne se veut à l'avant-garde du développement et de l'application des connaissances spatiales pour le mieux-être des Canadiens et de l'humanité.