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Disparition de Columbia : les premiers hypothèses

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Après un décollage parfait et une mission pleinement réussie, la navette Columbia s'est désintégrée en plein vol alors qu'elle entamait sa phase de rentrée atmosphérique, à 14H00 TU. La navette se trouvait à 60 kilomètres d'altitude et volait à 20.000 km/h quand le contact a été perdu, selon la Nasa, soit 16 minutes avant son atterrissage prévu au Centre spatial Kennedy. Il n'y a aucune chance de retrouver un ou plusieurs astronautes vivants.

Hormis quelques petits problèmes techniques avec certaines expériences qu'ils étaient chargés de mener, les astronautes n'avaient fait état d'aucun problème à bord de Columbia jusqu'à sa disparition. Seule l'analyse des images, de faibles résolutions, et la consultation d'expert sont susceptibles de nous éclairer sur la chaîne d'évènement qui a conduit à la disparition de Columbia et ses sept passagers et ce, en attendant les premières déclarations officielles de la NASA.

Premiers indices

Pour l'astronaute italien de l'ESA, Umberto Guidoni, l'accident de la navette spatiale Columbia pouvait être dû à une erreur dans l'angle de pénétration de l'appareil dans l'atmosphère. Or, cela impliquerait une panne des calculateurs, voire plus importante encore. Bien que peu probable, les systèmes sont redondants, une telle panne aurait aussitôt été remarquée par les astronautes eux-mêmes et le Centre de controle de vol de Houston.

Jean-François Clairvoy, autre astronaute de l'ESA rejoint son collègue italien et explique l'explosion de la navette par une perte de contrôle. La navette, a-t-il déclaré sur France Info, requiert un "contrôle de pilotage extrêmement fin, à la fois en incidence et avec une coordination d'action avec 44 petits moteurs-fusées et des gouvernes aérodynamiques, et donc si le contrôle n'arrive pas à maintenir cet angle d'attaque en mode hypersonique, on peut facilement perdre le contrôle".

Quant à l'expert astronautique allemand Heinz-Hermann Koelle, il explique l'accident par une défaillance du système de protection anti-chaleur de la navette. Vingt minutes avant son atterrissage, la navette a dû passer d'une vitesse de huit kilomètres par seconde à environ 300 mètres par seconde, a expliqué l'expert. Il s'agit du moment le plus dangereux du retour sur Terre, en raison de l'extrême chaleur provoquée par ce ralentissement soudain.

L'analyse visuelle des images révèle que Columbia perd, dans un premier temps deux éléments, peut être une aile qui touche les moteurs de manœuvre orbitale. L'avant de la navette subi une chaleur extrême, conséquence de sa vitesse et de son frottement avec les couches de l'atmosphère, comme en témoigne un blanc intense à l'image. A partir de ce moment-là, la navette se désintègre plus vite et complètement en perdant de nombreux petits morceaux.

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