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Disparition de Columbia : première analyse

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Comme on pouvait s'y attendre, la NASA lance une enquête officielle sur la chaîne d'événements qui a conduit à la désintégration de Columbia. Elle suspend tous les vols de navette jusqu'à nouvel ordre alors que Georges W.Bush déclare : "notre voyage dans l'espace continuera".

L'ultime décollage de la navette spatiale Columbia crédit : NASA

A l'analyse des dernières informations fournies par la NASA, un débris d'isolation thermique du réservoir ventral, qui a heurté l'aile gauche de Columbia au lancement durant son ascension, pourrait avoir finalement endommagé le véhicule spatial plus sérieusement que ne l'ont estimé les ingénieurs de la NASA dans un premier temps. A leur décharge, des débris de glace on déjà frappé des navettes lors de précédentes missions sans que cela porte à conséquence.

Un peu avant la désintégration de la navette, les astronautes ont fait état de nombreux problèmes techniques qui révélaient une situation critique et affectaient notamment le train d'atterrissage et des températures anormalement élevées.

Or, une aile gauche sérieusement endommagée peut expliquer l'anomalie de chaleur détectée par les instruments et donc affecter tout aussi gravement le train d'atterrissage qui se trouve à la base de l'aile. S'ensuit un affolement généralisé des capteurs de chaleur et une augmentation sensible de la température de la structure de la navette dans son ensemble.

Si la NASA devait retenir la thèse du débris pour expliquer la perte de la navette et de son équipage, cela aurait le mérite de faire intervenir un élément extérieur à la navette dans la chaîne d'événements qui a conduit à sa perte. Cela prendra toute son importance lors des modifications qui seront mises en œuvre pour autoriser la reprise des vols et limiter au minimum l'indisponibilité de la flotte.

Rappelons qu'il s'agissait du 113ème vol d'une navette depuis 1981, de la 88ème mission depuis l'accident de Challenger et de la 28ème mission de Columbia. Les spécifications d'origine prévoyaient et exigeaient un taux de fiabilité de 98 %. Taux respecté.

Note : Dans le cas de cet accident, il apparaît plus juste de parler de désintégration plutôt que d'explosion. De même, nous tenons à préciser à nos lecteurs que cette hypothèse n'est qu'une piste suivie parmi d'autres par la NASA pour expliquer ce tragique accident.

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