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Un chinois bientôt dans l'espace

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Dans l'indifférence quasi-générale, exception faite des professionnels du secteur, la Chine s'apprête à envoyer son premier vaisseau spatial habité d'ici la fin de l'année et devenir la troisième nation à réussir un tel exploit après l'ex-URSS et les Etats-Unis.

Shenzhou 4 venant de se poser en Mongolie intérieure.

Exploit que l'Europe n'a pas été capable de relever malgré les espoirs nés de la Conférence ministérielle de l'ESA à La Haye en 1987 qui prévoyaient le développement de l'avion spatial Hermes capable d'emporter trois passagers.

Exploit d'autant plus remarquable qu'il s'inscrit dans un contexte géostratégique extrêmement défavorable. Washington, et dans une moindre mesure l'Europe, ont toujours refusé à la Chine d'acquérir du matériel et des technologies de pointe mises en œuvre par l'industrie occidentale du transport spatial. En outre, les fortes restrictions imposées aux firmes occidentales souhaitant coopérer activement avec la Chine étaient telles qu'une quelconque coopération spatiale n'a jamais pu être sérieusement envisagée.

Seule la Russie a, discrètement, apporté son concours à la Chine dans son programme spatial, comme en témoignent les fortes similitudes des capsules Shenzhou avec les Soyuz russes. (un Shenzhou est constitué d'un module d'équipage, d'un module de service et d'un orbiter.

Après quatre vols de qualification réussis, les autorités chinoises ont acquis la certitude que leur système lanceur/Shenzhou était suffisamment fiable pour transporter un homme en orbite et lui permettre quelques révolutions autour de la Terre. Des quatre Shenzhou, seul l'atterrissage du second a raté. La capsule avait, semble-t-il, mal décéléré lors de sa rentrée et percuté trop violemment le sol subissant de substantiels dégâts.

Note : Qu'en est-il exactement des possibilités de Shenzhou ? La Chine reste très discrète sur ses performances comme sur ses caractéristiques. Les différentes maquettes de Shenzhou présentées à l'occasion de manifestations ou offertes à des personnalités, apportent cependant des éléments de réponse intéressants.

Il semble que Shenzhou peut supporter un jeu de panneaux solaires - ce que ne laissaient pas apparaître les premiers clichés officiels de la capsule. Le système de propulsion à quatre chambres est très différent du Soyouz russe. Le vaisseau semble conçu pour se mouvoir dans l'espace, après séparation du lanceur, et serait capable de rejoindre et de s'amarrer à une station spatiale. Selon certains experts, Shenzhou serait en quelque sorte un démonstrateur technologie, une étape intermédiaire dans le développement d'un module habitable propre à une station spatiale. La structure la plus étrange reste celle placée en avant du module, et dont aucune image n'est disponible. Il pourrait s'agir d'un système d'amarrage semblable à celui utilisé par les Soyouz avec Mir.

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