Eta Carinae est l’un de ces joyaux cosmiques que l’on ne se lasse pas d’observer. Surtout lorsqu’il est révélé, comme ici, à différentes longueurs d’onde. © X-ray : Nasa/CXC ; Ultraviolet/Optical : Nasa/STScI ; Combined Image: Nasa/ESA/N. Smith (University of Arizona), J. Morse (BoldlyGo Institute) and A. Pagan
Sciences

Astronomie : six joyaux cosmiques comme vous ne les avez jamais vus

ActualitéClassé sous :Univers , joyau cosmique , Nasa

L'Univers est peuplé de merveilles. De véritables joyaux que des observations combinées à des longueurs d'onde différentes permettent encore plus de mettre en lumière. C'est ce que nous proposent de découvrir aujourd'hui en images les équipes de la Nasa.

Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Rayonnements invisibles : ce qu'ils nous disent de l’Univers  Nos yeux ne voient qu'une minuscule partie du spectre électromagnétique. Le reste s'appelle « ondes radio », « ultraviolets », « rayons X », « rayons gamma »... Dans l'Univers, les galaxies, les étoiles, les nuages de gaz, les planètes émettent dans tous ces domaines et les astronomes ont appris à réaliser des instruments qui y sont sensibles : des radiotélescopes au sol ou des capteurs installés dans l'espace pour ôter l'écran que constitue notre atmosphère. 

Nos yeux d'humains ne sont sensibles qu'à une part réduite du spectre électromagnétique. Les instruments des astronomes, eux, sont bien plus efficaces. Et c'est en ouvrant ainsi notre champ de vision, des ondes radio aux rayons gamma, que nous avons pu mieux comprendre notre Univers. Plus encore, c'est une approche multilongueurs d'onde qui permet aux chercheurs de progresser. Pour nous en convaincre, cette compilation de six images splendides obtenues à partir de données de l'observatoire de rayons X Chandra combinées à celles d'autres télescopes.

M82 et ses jets de gaz

M82 est une galaxie vue, depuis la Terre, presque par la tranche. © X-ray : Nasa/CXC ; Optical : Nasa/STScI

M82 est aussi connue sous le nom de galaxie du Cigare. Elle se trouve dans la constellation de la Grande Ourse, à quelque 12,7 millions d'années-lumière de notre Terre. Et elle est environ cinq fois plus lumineuse que notre Voie lactée.

Sur cette image composite, les couleurs rouge et orange correspondent à des données en lumière visible, fournies par le télescope spatial Hubble. Elles dessinent la galaxie en elle-même. Les couleurs bleu et rose montrent des éjections de gaz chauffés à plus de 10 millions de degrés et expulsés sur environ 20.000 années-lumière par des explosions de supernova à répétition.

Abell 2744, un amas de galaxies

Les astronomes surnomment l’amas Abell 2744, amas de Pandore. © X-ray : Nasa/CXC ; Optical : Nasa/STScI

Les amas de galaxies sont les plus gros objets de l'Univers maintenus ensemble par la gravité. Ils contiennent d'impressionnantes quantités de gaz, chauffés à des températures de dizaines de millions de degrés. Et qui brillent donc dans les rayons X. Ils peuvent s'étendre sur des millions d'années-lumière, entre les galaxies qui composent l'amas.

Cette image de l'amas Abell 2744 est le résultat de données recueillies dans le domaine des rayons X par Chandra -- en bleu diffus -- et dans le domaine du visible, par Hubble -- en rouge, vert et bleu.

La célèbre supernova 1987A

C’est une étoile nommée Sanduleak 202, une supergéante bleue, qui a donné naissance à la supernova 1987 A. © Radio : Alma (ESO/Naoj/Nrao), P. Cigan and R. Indebetouw; Nrao/AUI/NSF, B. Saxton ; X-ray : Nasa/CXC/SAO/PSU/K. Frank et al. ; Optical : Nasa/STScI

L'événement a été observé en février 1987, dans le ciel de l'hémisphère sud, du côté de notre galaxie voisine, le Grand Nuage de Magellan. L'une des explosions de supernova les plus brillantes depuis des siècles. Celle que l'on connait aujourd'hui sous le nom de Supernova 1987A.

Sur ce timelapse, les données de Chandra -- en bleu -- montrent l'onde de choc de la supernova interagissant avec la matière environnante. Les données dans le visible du télescope spatial Hubble -- en orange et en rouge -- viennent appuyer les preuves de cette interaction en forme d'anneau.

Eta Carinae, la star du ciel austral

La luminosité du système de deux étoiles Eta Carinae dépasse les cinq millions de fois celle de notre Soleil ! © X-ray : Nasa/CXC ; Ultraviolet/Optical : Nasa/STScI ; Combined Image : Nasa/ESA/N. Smith (University of Arizona), J. Morse (BoldlyGo Institute) and A. Pagan

Eta Carinae, c'est un système de deux étoiles massives en orbite étroite l'une autour de l'autre dans la constellation de la Carène, à environ 7.500 années-lumière de notre Terre. Les astronomes pensent que c'est peut-être de ce système que naîtra la prochaine supernova de notre Voie lactée.

La plus grosse étoile de ce système double, une hypergéante bleue, a généré par le passé, une énorme éruption. Projetant une dizaine de masses solaires de matière et de gaz dans l'espace et donnant naissance à la nébuleuse de l'Homoncule.

Cette image est composée à partir de données dans le visible -- en blanc - et dans l'ultraviolet - en cyan - fournies par Hubble et de données rayons X de Chandra - en violet. Ces dernières révèlent les gaz chauds qui forment un anneau d'environ 2,3 années-lumière de diamètre autour des étoiles.

L’étonnante galaxie de la Roue de chariot

La galaxie de la Roue de chariot a subi une collision cataclysmique qui lui a donné sa forme il y a environ 100 millions d’années. © X-ray: Nasa/CXC ; Optical : Nasa/STScI

La galaxie de la Roue de chariot se trouve à quelque 500 millions d'années-lumière de notre Terre, du côté de la constellation du Sculpteur. Elle est légèrement plus grande que notre Voie lactée. Et elle doit son étonnant aspect lenticulaire en partie au passage d'une galaxie plus petite au cœur de l'objet. Une collision d'une violence inouïe qui a initié la formation de nombreuses étoiles.

Sur cette image, Chandra révèle d'abord - en violet - un gaz chaud, initialement hébergé par la galaxie de la Roue de chariot et traîné sur plus de 150.000 années-lumière par la collision. Puis, le télescope spatial Hubble nous montre - en rouge, en vert et en bleu - les régions où la collision a déclenché la formation d'étoiles.

Dans l’œil de la nébuleuse de l’Hélice

Sa ressemblance avec un œil vaut à la nébuleuse planétaire de l’Hélice le surnom d’œil de Dieu. © X-ray: Nasa/CXC; Ultraviolet: Nasa/JPL-Caltech/SSC ; Optical : Nasa/STScI(M. Meixner)/ESA/Nrao (T.A. Rector); Infrared : Nasa/JPL-Caltech/K. Su

Dans environ cinq milliards d'années, notre Soleil pourrait venir à manquer de carburant. Il se dilatera et ses couches externes gonfleront. Puis, son noyau se rétrécira. Il entrera dans une phase que les astronomes appellent nébuleuse planétaire.

Sur cette image, c'est la nébuleuse planétaire de l’Hélice -- située dans la constellation du Verseau -- que l'on découvre. Les données rayons X de Chandra, en blanc, révèlent la naine blanche qui s'est formée au centre de la nébuleuse. La matière et les gaz qui constituent la nébuleuse en elle-même apparaissent dans le domaine des infrarouges grâce au télescope spatial Spitzer (en vert et rouge), dans le domaine du visible grâce à Hubble (en orange et en bleu) et dans les ultraviolets grâce au Galaxy Evolution Explorer, en cyan.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !