Des chercheurs de l’université de Toronto (Canada) nous apprennent qu’une variation de seulement 0,1 % dans l’orbite de Neptune pourrait marquer la fin de notre Système solaire. © Vadimsadovski, Adobe Stock
Sciences

Comment le Système solaire pourrait être plongé dans le chaos

ActualitéClassé sous :Système solaire , étoile , neptune

[EN VIDÉO] Comment une instabilité a modelé notre Système solaire  Notre Soleil — comme toutes les étoiles — s’est allumé dans un nuage de gaz et de poussière. Des chercheurs de la Michigan State University (États-Unis) montrent comment son évaporation, de l’intérieur vers l’extérieur, a placé les planètes géantes que sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sur leurs orbites actuelles. Au fur et à mesure que le bord du nuage passait par leurs orbites originelles. Ils montrent aussi qu’une cinquième planète géante — la fameuse planète X — a pu exister avant de se trouver reléguée à quelque 80 milliards de kilomètres de notre étoile. © Liu et al., Michigan State University 

Dans notre Univers, les étoiles se croisent. Et se recroisent. Les astronomes le savent depuis longtemps. Mais imaginez un instant qu'une étoile s'approche de notre Soleil... Même de relativement loin, elle pourrait tout simplement détruire notre Système solaire.

Vous envisagez notre Système solaire comme quelque chose de solide et stable ? Avec des planètes bien ancrées sur leurs orbites ? À en croire des chercheurs de l’université de Toronto (Canada), la réalité n'est pas tout à fait celle-là. Le monde dans lequel nous vivons serait même plutôt fragile. Sa stabilité pourrait être assez facilement remise en cause.

Cette conclusion, les chercheurs la tirent de quelque 3.000 simulations qu'ils viennent de mener. Et qui leur ont permis d'observer les effets que pourrait avoir une étoile qui passerait à proximité -- comprenez à quelques milliers de milliards de kilomètres tout de même -- de notre Système solaire. Ils ont ainsi découvert qu'une étoile semblable à la nôtre qui s'approcherait à quelques dizaines de milliers de milliards de kilomètres du Soleil -- un peu moins que Proxima Centauri, l'étoile la plus proche de nous -- pourrait dévier la course de Neptune de 0,1 %. Trois fois rien. Mais un-trois-fois-rien qui pourrait bien plonger l'ensemble de notre Système solaire dans le chaos.

Un risque tout de même infime

Alors, devons-nous nous inquiéter ? Pas vraiment, nous rassurent les chercheurs. Les effets d'une telle perturbation, même s'ils finissent par être catastrophiques, se manifestent extrêmement lentement. La Terre n'exploserait donc en éclat que quelque 20 millions d’années après le passage de l'étoile.

Une instabilité pourrait aussi venir de l’intérieur de notre Système solaire. De la planète Mercure, très exactement. Son périhélie — le point de son orbite le plus proche du Soleil — se déplace. Et si ce mouvement venait à entrer en résonance avec le déplacement de celui de Jupiter, il y aurait 1 % de risque pour que Mercure quitte sa trajectoire et entre alors en collision soit avec Vénus, soit avec la Terre. © dottedyeti, Adobe Stock

Et puis, ce genre d'événement -- une étoile qui s'approche suffisamment d'une autre -- ne se produit que très rarement dans notre petit coin de la Voie lactée. De l'ordre d'une fois tous les 100 milliards d'années. D'ici là, la Terre aura probablement déjà disparu depuis bien longtemps. Vraisemblablement engloutie par le Soleil transformé en géante rouge.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !