Notre Système solaire se compose de huit planètes. C’est du moins ce que l’on sait avec certitude aujourd’hui. Mais des indices pointent une neuvième planète qui pourrait toujours se cacher au-delà de l’orbite de Neptune. © Florent DIE, Adobe Stock
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De nouveaux indices pointent sur l'existence d'une neuvième planète dans le Système solaire

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La Planète Neuf. Elle est traquée de toutes parts. Pourtant elle n'a encore jamais été observée. Alors, existe-t-elle vraiment ? Deux équipes de chercheurs posent aujourd'hui sur elle un nouveau regard. Qui permettra peut-être enfin de la débusquer...

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[EN VIDÉO] Une neuvième planète se cacherait dans le Système solaire  Des astronomes en sont convaincus : il existe une neuvième planète dans les confins du Système solaire. C'est ce qu'indiquent, selon eux, les orbites particulières de plusieurs objets de la ceinture de Kuiper et aussi de la planète naine Sedna, au-delà de Neptune. Les calculs lui donnent une masse comprise entre 5 et 10 fois celle de la Terre. Ce serait une géante de glace, à l’instar de Neptune. Elle serait actuellement dans la région de son orbite très elliptique la plus éloignée du Soleil. Il lui faudrait entre 10.000 et 20.000 ans pour boucler son orbite autour du Soleil. 

Depuis quelques années, la rumeur enfle. Une neuvième planète se cacherait aux confins de notre Système solaire. Ce qui a mis la puce à l'oreille des astronomes ? Les orbites particulières de plusieurs objets de la ceinture de Kuiper. Toutes les hypothèses y passent. Même celles qui avancent que cette neuvième planète serait une exoplanète capturée par notre Système solaire. Ou... un petit trou noir !

Les simulations de l'évolution de notre Système solaire, quant à elles, peinent à expliquer la configuration de ce petit coin d'Univers. Parce qu'il leur manque des informations, avancent des chercheurs de l'université de Colombie britannique (Canada) et de l'université de l'Arizona (États-Unis). Ils suggèrent ainsi qu'une planète de la taille de notre Terre ou de Mars pourrait être née parmi les géantes gazeuses avant d'être poussée bien au-delà de l'orbite de Neptune.

Car selon les astronomes, il y a quelque chose d'étrange dans la configuration actuelle de notre Système solaire. Ils soutiennent qu'il est peu probable que la partie externe de notre système se compose de quatre planètes géantes puis rien d'autre que des planètes naines. Leurs simulations montrent qu'il devrait effectivement exister des planètes d'autres tailles. Et l'ajout d'une planète rocheuse entre les géantes produit un modèle plus précis. Au moins concernant les premiers stades du développement de notre Système solaire. Ensuite, celle-ci a pu rejoindre les planètes naines. Ou même, être littéralement expulsée vers l'espace interstellaire.

Où la Planète Neuf se cache-t-elle ? Et d’ailleurs, existe-t-elle réellement ? © dottedyeti, Adobe Stock

Une planète trahie par les objets transneptuniens

Alors que les chercheurs espèrent en apprendre plus grâce aux télescopes de nouvelle génération qui scruteront bientôt le ciel avec une acuité sans précédent, des astronomes de l’université de l’Oklahoma (États-Unis) ont eux aussi modélisé l'évolution de notre Système solaire. De ses quatre planètes géantes. Et du million d'objets glacés qui peuplent le disque de la ceinture de Kuiper. Le tout sur pas moins de 4 milliards d'années !

Les modèles incorporant une neuvième planète montrent que les objets lointains -- ceux qui ne se rapprochent jamais à moins de 40 à 50 fois la distance entre la Terre et notre Soleil -- ont tendance à se rassembler sur des orbites qui présentent une inclinaison relativement faible par rapport au plan du Système solaire. Une caractéristique qui semble signer la présence d'une neuvième planète. Car elle n'apparaît pas sur les modèles à huit planètes.

Ainsi, à défaut de mettre la main sur cette neuvième planète dont tout le monde parle, observer ce rassemblement d'objets lointain pourrait bien constituer une nouvelle preuve indirecte de son existence. Là encore, il faudra attendre la mise en service de nouveaux instruments. Le Legacy Survey Space and Time (LSST) de l'observatoire Vera C. Rubin, par exemple. Il commencera à observer le ciel en 2023 et devrait être capable de détecter les objets transneptuniens que recherchent tant les astronomes.

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