Eruptions solaires. © Nasa Goddard Space Flight Center, SDO

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Le nouveau cycle d'activité du Soleil a commencé !

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Avec la baisse observée de l'activité du Soleil au cours des derniers cycles, certains pensaient qu'il n'arriverait pas. Pourtant, le cycle d'activité 25 semble bien avoir déjà commencé.

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[EN VIDÉO] D'immenses taches solaires observées par le satellite SDO  Alors que les taches solaires ont quasiment déserté la surface du Soleil depuis le début de 2017, voici qu’a surgi un archipel, début juillet, qui est rapidement devenu imposant. Le satellite SDO, de la Nasa, a pu observer ces régions actives, qui ressemblent à des tournesols, s’épanouir alors qu’elles transitaient sur la face de notre étoile tournée vers la Terre. 

Depuis 1843, les astronomes savent que l'activité de notre Soleil varie selon un cycle de 11 ans. Le résultat d'un champ magnétique extrêmement complexe. Ce champ magnétique étant à l'origine des taches qui apparaissent à la surface de notre étoile au fil des mois, ce cycle est trahi par le nombre de ces taches visibles sur le Soleil.

Il y a quelques semaines, les chercheurs du Space Weather Prediction Center (SWPC, États-Unis) rapportaient justement plus de 30 jours consécutifs sans aucune tache visible. Ils montraient ainsi que l'activité de notre Soleil était proche d'un minimum. Et aujourd'hui une équipe indienne d'IISER Kolkata annonce qu'un nouveau cycle d'activité solaire vient de commencer. Le cycle d'activité 25.

Précisons que le champ magnétique qui génère les taches solaires s'inverse d'un cycle à l'autre. De quoi faire basculer l'orientation relative de la polarité des paires de taches solaires. C'est ce signe-là que les chercheurs indiens ont traqué sur des données fournies par l'Observatoire de la dynamique solaire (SDO).

De nouvelles régions magnétiques apparaissent sur le Soleil avec une polarité opposée à celle du cycle 24. Sur le haut de l’image, les taches noires et blanches. Les premières taches solaires présentant les polarités magnétiques caractéristiques du cycle 25 ont même commencé à voir le jour. Sur le bas de l’image, la localisation de ces régions à des latitudes élevées (triangles rouges et bleus), comme c’était le cas au début du cycle 24 (premiers cercles jaunes). © IISER Kolkata

Pas de mini-période glaciaire pour l’instant

Sur 74 régions observées, 41 présentent une orientation de polarité conforme au cycle 24. Ce qui signifie que les chercheurs ont identifié 33 régions avec une orientation conforme à une direction de champ attendue pour le cycle 25. Des régions actives à des latitudes plutôt élevées, qui plus est. Comme il est prévu que cela arrive en début de cycle.

Rappelons que le cycle 24 avait débuté en 2008. Il avait atteint son maximum en 2010 avant de tomber à son minimum en 2019. Le maximum du cycle 25 est attendu pour 2025. Mais la Nasa prévoit que ce cycle sera le plus faible que nous ayons connu depuis 200 ans. Plus largement, les chercheurs imaginent que les cycles pourraient s'affaiblir jusqu'à atteindre, entre 2050 et 2070, un minimum nommé minimum d'Eddy.

Or l'activité solaire a un impact sur le climat de notre Terre. Entre 1645 et 1715, à l'occasion de ce que les chercheurs appellent le minimum de Maunder, notre Planète a connu des températures particulièrement basses. Le nombre de taches sur notre Soleil était alors significativement plus faible que ce qu'il est aujourd'hui. Ainsi certains annoncent que nous pourrions nous diriger à nouveau vers une sorte de mini-âge glaciaire. Mais les chercheurs d'IISER Kolkata sont formels : ce grand minimum, ce n'est pas encore pour maintenant.

  • En décembre 2019, l’activité de notre Soleil semblait avoir atteint un minimum.
  • Des chercheurs annoncent aujourd’hui avoir décelé les signes d’un regain d’activité.
  • Notre étoile serait bel et bien entrée dans son cycle d’activité 25 !
Pour en savoir plus

Soleil : le minimum d’activité, c’est maintenant !

Notre Soleil n'est pas immuable. Son activité croît et décroît tous les 11 ans en moyenne. Et selon les observations réalisées cette année par des chercheurs américains, il semblerait que nous soyons proches d'un nouveau minimum d'activité.

Article de Nathalie Mayer paru le 17/12/2019

Le 17 décembre dernier, notre Soleil est apparu sans tache, comme 270 autres jours de l’année 2019. Le signe qu’il est entré dans un minimum d’activité. © Solar Dynamics Observatory, Nasa

Dans notre ciel d'hiver, le Soleil semble n'avoir pas changé depuis la nuit des temps. Pourtant les astronomes le savent, l'activité de notre étoile varie notamment selon une période moyenne de 11 ans. Au creux de celle-ci, les taches solaires s'estompent et notre Étoile entre dans ce que les chercheurs qualifient de minimum d'activité.

Les observations du Space Weather Prediction Center (SWPC, États-Unis) montrent aujourd'hui que ce minimum est proche. Ainsi 271 jours de l'année 2019 se sont révélés vierges de taches solaires. Parmi lesquels, les 34 derniers jours consécutivement. Un record depuis le début de l'ère spatiale après le mémorable minimum solaire de 2008-2009. Pour trouver mieux, il faut ensuite remonter à 1913 qui avait totalisé 311 jours sans taches solaires.

Selon les physiciens solaires, nous sommes actuellement dans le minimum d'activité du Soleil. © NOAA, Nasa

Activité minimum mais rayons cosmiques au maximum

Les modèles du SWPC prévoient que le minimum sera atteint en avril 2020. Avec une marge d'erreur de plus ou moins six mois, nous pourrions déjà y être. Et que nous devrions y rester encore pour un petit moment. Avant de retourner vers un maximum d’activité autour de 2025.

Pendant les périodes de minimum solaire, les éruptions solaires et les tempêtes géomagnétiques disparaissent. Les aurores boréales se font plus rares, notamment aux moyennes latitudes. Mais les rayons cosmiques s'intensifient. Car l'affaiblissement du champ magnétique du soleil autorise la pénétration dans le Système solaire d'un nombre plus important de particules. Ainsi les rayons cosmiques sont actuellement à leur maximum dans notre atmosphère, flirtant eux aussi avec un record depuis le début de l'ère spatiale.

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