Le retour de l’être humain sur la Lune n’a jamais été aussi proche. Samedi 3 septembre, l’immense lanceur SLS va propulser la capsule Orion pour un voyage sans pilote autour de l'astre sélène, prélude à un lancement habité qui devrait permettre à des Terriens de fouler le sol lunaire aux alentours de 2026. Suivez avec nous ce premier décollage et posez vos questions à nos invités au cours d'un live qui s'annonce d'anthologie.

Depuis décembre 1972, aucun humain n'a mis le pied sur la Lune. Mais les progrès dans les domaines de l'aéronautique et du spatial n'ont pas arrêté, et le paysage scientifique, technique et économique a beaucoup changé aujourd'hui.

Miniaturisation, nouveaux matériaux, intelligence artificielleintelligence artificielle... Les progrès dans le domaine de la propulsion, des moteurs, des communications et de tous les domaines clés liés à l'exploration spatiale sont tels qu'il devient de nouveau envisageable de renvoyer plus efficacement et plus sûrement des hommes et des femmes à la surface de notre satellite naturel.

Futura vous donne de nouveau rendez-vous le 3 septembre pour couvrir ce lancement événement.

Pour y arriver, les grandes lignes ne changent pas : le plus efficace est de disposer d'un lanceur extrêmement puissant à plusieurs étages, d'un vaisseau spatial en forme de capsule posé à son sommet qui revient sur Terre en amerrissant au milieu de l'océan et d'une trajectoire similaire à celles calculées pour les missions Apollo - les lois de la mécanique céleste n'ont pas changé depuis 50 ans... Mais à part ces grandes lignes, un nombre bien plus gigantesque d'innovations et de nouveautés ont permis la réalisation d'un lanceur, le SLS pour Space Launch System, qui rivalise avec la puissance de la mythique Saturn V, et d'un vaisseau spatial à son sommet (Orion) qui promet un voyage lunaire plus fiable, plus efficace, pour un équipage plus important.

Dans le cadre du programme Artemis, un premier vol d'essai sera lancé vers la Lune samedi 3 septembre. Objectif : tester les capacités en vol de la capsule Orion et du lanceur SLS. © Nasa
Dans le cadre du programme Artemis, un premier vol d'essai sera lancé vers la Lune samedi 3 septembre. Objectif : tester les capacités en vol de la capsule Orion et du lanceur SLS. © Nasa

Un programme en trois temps

Mais tout cela ne se fait pas en une seule fois. Le programme américain Artemis, dans lequel s'inscrit ce retour d'humain sur la Lune, prévoit trois étapes. Trois lancements qui permettront de vérifier chaque élément, chaque module, chaque donnée, avant que la semelle d'un (ou d'une) astronauteastronaute ne marque son empreinte dans le régolitherégolithe lunaire.

Cette année, c'est donc un vaisseau occupé par trois mannequins bardés de capteurscapteurs qui sera propulsé vers la Lune lors d'un lancement prévu le Vol test d'Artemis I : la NasaNasa repart pour la Lune le 3 septembre prochain. L'objectif, pour ce vol, est de mettre le vaisseau Orion en orbiteorbite autour de notre satellite, de vérifier tous les paramètres, toutes les procédures et de ramener sain et sauf la capsule sur Terre.

Si cette première étape est franchie avec succès, on envisage déjà un prochain vol habité, cette fois-ci, vers 2024, où l'équipage restera prudemment en orbite lunaire, et aux alentours de 2026, si tout va bien, un troisième lancement emmènera de nouveau des humains fouler le sol lunaire.

Le lancement de ce Vol test d'Artemis I : la Nasa repart pour la Lune le 3 septembre 2022, programmé à partir de 20 h 17 (heure de Paris), marque donc une nouvelle étape importante de l'astronautique et de l'histoire de l'humain dans l'espace.

Ne ratez pas cet évènement historique et venez le vivre avec nous sur les réseaux de Futura, pour un live en direct dès 19 h 40.