Les sources alternatives d'énergies comme le solaire ou les piles à combustible font l'objet de recherche de plus en plus importantes.
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Avec une demande croissante de puissance pour les appareils portables, les approches qui n'ont pas recours à l'utilisation de batteries traditionnelles sont tout à fait attrayantes. Lors de la récente conférence, "Electrochemical Society", qui s'est tenue à Denver, un chercheur a présenté son travail portant sur une source d'énergie pas tout à fait conventionnelle : une bactériebactérie qu'on retrouve dans les fonds vaseux des rivières.

L'espèceespèce "Geobacter" a été découverte pour la première fois au milieu des années 1980 dans la rivière "Potomac" près de Washington, DC. Depuis lors, cette famille de microbesmicrobes a été étudiée pour l'usage dans le traitement des eaux souterraines contaminées par des polluants tels que les métauxmétaux ou du pétrolepétrole toxiques et radioactifs. Plus récemment, les scientifiques étudiant ces microbes ont trouvé qu'ils pouvaient également être utiles pour convertir les déchetsdéchets animaux et humains ou la biomassebiomasse renouvelable en électricité, créant, une micro pile à combustible biologique.

Le chercheur Derek Lovley et ses collègues de l'université du Massachusetts ont constaté qu'un grand nombre de microbes regroupés en une massemasse compacte dans une gouttegoutte collante connue sous le nom de bio-film peut assurer de façon très efficace le transfert des électronsélectrons dans une pile à combustible.

Bien que les microbes à l'extérieur de la goutte ne soient pas en contact direct avec l'électrodeélectrode placé au centre de la goutte, il s'avère que toutes les cellules contenues dans le bio film peuvent rapidement transférer des électrons.

Selon Derek Lovley, ces premiers travaux démontrent qu'il sera plus facile que prévu initialement, d'adapter le comportement de ces espèces à une utilisation technologique. Ces résultats ont des implications évidentes pour la conception d'anodesanodes permettant d'augmenter la production d'énergie. D'après les chercheurs, en utilisant des outils moléculaires appropriés, ces bactéries permettent d'améliorer le rendement des piles à combustibles.

Par Raphaël Allègre