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Tour de France et technologies spatiales pour améliorer les performances

ActualitéClassé sous :physique , Tour de France , test

L'Institut von Karman de Dynamique des Fluides effectue actuellement, dans le cadre d'un programme de recherche de transfert de technologie de l'Agence Spatiale Européenne - ESA - et de la Programmation Scientifique Fédérale Belge, divers essais visant à améliorer les performances des cyclistes.

La soufflerie à grande vitesse et les techniques de mesure, développées notamment pour des études de réentrée dans l'atmosphère d'engins spatiaux, sont utilisées afin améliorer les performances aérodynamiques des cyclistes de haut niveau. Le projet a été attribué par l'ESA, grâce au support de l'association des Industriels Flamands issus du secteur Spatial (VRI), qui reconnaît ainsi l'utilité des technologies spatiales dans d'autres applications.

Tom Steels et Bert Roesems améliorent leur position en selle grâce à des essais en soufflerie

Bert Roesems © Institut Von Karman

A l'instar de Lance Armstrong, les coureurs belges Tom Steels et Bert Roesems utilisent la soufflerie à grande vitesse afin de réduire leur traînée aérodynamique. Plusieurs positions de leurs membres (jambes, bras, tronc, tête,...) sont analysées ainsi que l'effet de divers accessoires (casque, bouteille, vêtements,...). Ces essais pourraient être réalisés sur mannequin, mais la « forme » du coureur joue un rôle crucial : les deux coureurs sont testés séparément, à une vitesse de 50 km/h, parce que la traînée aérodynamique dépend fortement du physique du cycliste, bien plus que de la forme du vélo.

Des tests précédents ont, en effet, démontré que la stature plus imposante de Tom Steels produit une traînée plus importante par rapport à Bert Roesems, pourtant bien plus grand. Les moyens de mesure utilisés durant les essais permettent aux coureurs cyclistes de lire en direct la valeur de la traînée aérodynamique (équivalent au Cx dans l'industrie automobile) sur un écran, de façon à leur permettre d'adapter leur position afin de trouver un Cx minimum.

La plus grande soufflerie de Belgique

Bert Roesems © Institut Von Karman

Ces essais sont effectués dans la soufflerie à grande vitesse de l'Institut von Karman(Rhode-St-Genèse) centre de recherche et d'enseignement post-universitaire de réputation internationale dans le domaine aéronautique et spatial. La soufflerie (avec une veine d'essai de 3 mètres de diamètre et une vitesse max. de 200 km/h) et l'instrumentation de pointe sont fréquemment utilisées dans l'analyse de l'écoulement autour de capsules spatiales pour l'Agence Spatiale Européenne (ESA). Les tests en soufflerie sont de plus en plus souvent utilisés dans les secteurs de l'aéronautique, de l'industrie automobile et de l'environnement (p. ex. : étude de microclimat autour de bâtiments,...).

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