Des chercheurs de l’université de Binghamton ont mis au point un métal liquide capable de reprendre sa forme. Un peu comme dans Terminator ! © Pierell, Adobe Stock
Sciences

Un métal liquide qui reprend sa forme comme dans Terminator !

ActualitéClassé sous :Physique , métal liquide , alliage de Field

Le métal liquide, c'est un matériau qui fait rêver les physiciens. Depuis des années, ils s'imaginent concevant un robot de type T-1000 comme celui de Terminator 2. Capable de changer de forme à souhait. Aujourd'hui, une équipe pourrait bien avoir fait un premier pas à ce sens.

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[EN VIDÉO] Ce nouveau matériau peut changer de forme et de taille à volonté  Des chercheurs de l'université de Harvard, aux États-Unis, ont développé un matériau pouvant être programmé afin de changer de forme, de volume et de taille très aisément. Il est aussi capable de supporter un certain poids et de se plier complètement si besoin. Le voici présenté dans une courte vidéo. 

En 1991, dans l'épisode 2 de la saga Terminator, le monde découvrait le T-1000, un robot sanguinaire fait d'un métal capable de se liquéfier pour se métamorphoser à souhait. De la science-fiction. Aujourd'hui, des chercheurs de l’université de Binghamton (États-Unis) présentent un matériau, un métal liquide, conçu sur le même principe. Avec toutefois « des intentions bien plus pacifiques », assurent les physiciens dans le communiqué.

À la base, l'alliage de Field qui comporte quelque 30 % de bismuth, 50 % d'indium et 20 % d'étain. Celui-ci fond à 62 °C. Comprenez qu'il devient liquide lorsqu'on le chauffe à cette température. Et l'équipe de l'université de Binghamton a choisi de combiner ce matériau à réseau métallique avec une coque en caoutchouc. Le tout grâce à un procédé qui implique impression 3D, coulée sous vide et revêtement conforme.

La main en métal liquide développée par les chercheurs de l'université de Binghamton. © Université de Binghamton

Une main, en attendant le reste...

« Sans cette coque, cela ne fonctionnerait pas, explique Pu Zhang, chercheur en génie mécanique. Une fois dans sa phase liquide, ce sont les canaux de cette coque qui confinent l'alliage métallique et l'empêchent de s'écouler à l'infini ». Ainsi un objet fabriqué à partir de ce matériau peut subir des chocs et des déformations. Mais il suffit alors de le chauffer pour qu'il devienne liquide. Puis de la refroidir pour qu'il reprenne sa forme initiale.

Parmi les applications envisagées : la construction de structures qui pourraient se déplier en antennes une fois en orbite ou celle de maisons lunaires qui pourraient, elles aussi, être déployées une fois sur place. Cependant, Pu Zhang ne cache pas que son rêve reste de construire un robot de type T-1000, « maintenant que nous avons une main... »

Une toile d'araignée conçue par les chercheurs de l'université de Binghamton pour se déplier comme pourrait le faire une antenne. © Université de Binghamton

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