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Le LHC ne démarrera peut-être qu’au printemps 2008

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Le plus grand accélérateur de particules au monde se rapproche de sa mise en service. Cependant, même si les travaux d'interconnexion entre les aimants du dernier octant du LHC ont commencé avec deux semaines d'avance par rapport au calendrier général du LHC, il semble de plus en plus probable qu'il ne fonctionnera pas en novembre 2007 comme initialement prévu.

La descente du dernier aimant: cette opération a été répétée 1746 fois en deux ans pour descendre tous les aimants du LHC (Crédits : CERN / Maximilien Brice)

Avec ses 27 km de circonférence et ses détecteurs grands comme des immeubles de plusieurs étages, le LHC peut être comparé à une cathédrale des temps modernes. 6 500 physiciens et probablement autant de  techniciens et d'ingénieurs de plus de 80 pays participent à cette aventure dont le but n'est rien de moins que de percer les secrets les plus fondamentaux de l'Univers, comme l'origine des masses des particules, et de recréer les conditions physiques des tout premiers instants de l'Univers quand celui-ci n'était âgé que de quelques millionièmes de seconde.

Des faisceaux de protons et d'ions lourds circuleront à des vitesses proches de celle de la lumière et, dans la fournaise infernale produite lors des collisions, les quatre détecteurs principaux du LHC traqueront des particules aussi célèbres que le boson de Higgs ou les neutralinos, les particules supersymétriques hypothétiques constituant peut-être la fameuse matière noire.

La mise en service du LHC est donc attendue avec beaucoup d'impatience de par le monde. Toutefois,  d'après des déclarations faites récemment par des responsables du CERN à Genève, les quelques problèmes imprévus qui sont apparus dernièrement pourraient bien repousser la date de circulation des premiers faisceaux dans le collisionneur à 100 m de profondeur sous la frontière franco-suisse, au printemps 2008.

Le dernier aimant avant sa descente dans le tunnel, avec la banderole avant qu'elle ne soit modifiée. A gauche, Claude Hauviller, chef du groupe Coordination de l'installation du département TS, s'adresse aux invités venus assister à l'événement (Crédit : CERN).

Les résultats récents de l’échec du test de résistance des supports de certains aimants supraconducteurs fournis par le FERMILAB en est une cause possible mais elle n'est pas la seule. James Gillies, le porte parole du CERN, vient en effet d'expliquer qu'un certain nombre de difficultés, bien compréhensibles étant donné l'envergure du projet, s'étaient présentées. Le processus de refroidissement des aimants, bien que se poursuivant sans problème particulier, a pris plus de temps que prévu par exemple.

En ce qui concerne le problème des supports des quadripôles fournis par le FERMILAB, les deux laboratoires réfléchissent à la meilleure stratégie pour le résoudre et perdre le moins de temps et d'argent possible. Rappelons que les 20 états européens et leurs partenaires, comme les USA et le Japon, dépensent presque 800 millions de dollars par an depuis quelques années pour l'achèvement de ce projet titanesque.

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