Une vue d’artiste d’Osiris-Rex prélevant des échantillons à la surface de l’astéroïde géocroiseur Bennu. La mission est désormais en route pour la Terre. © Goddard Space Flight Center, Nasa
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Osiris-Rex : une cargaison de poussière d'astéroïde est en route vers la Terre

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[EN VIDÉO] Osiris-Rex dit adieu à Bennu  La mission d’Osiris-Rex (Nasa) était de collecter des échantillons de roche à la surface de l’astéroïde géocroiseur Bennu et de les ramener sur Terre. Le premier objectif a été rempli en octobre 2020. Pour le second, il faudra attendre septembre 2023. Mais l’engin a repris le chemin de la Terre le lundi 10 mai 2021. Retour en vidéo sur cette incroyable aventure scientifique et technologique. (en anglais) © Goddard Space Flight Center, Nasa 

La mission Osiris-Rex n'est toujours pas terminée. Après avoir collecté avec succès des échantillons de l'astéroïde géocroiseur Bennu, l'engin est désormais sur le chemin du retour. Il devrait larguer sa capsule au-dessus de la Terre en septembre 2023.

Retour en septembre 2016. Depuis la base de lancement de Cap Canaveral (États-Unis), une fusée Atlas lançait la sonde de la Nasa baptisée Osiris-Rex. De son véritable patronyme Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer. Son objectif : étudier l'astéroïde géocroiseur connu des astronomes sous le nom de Bennu et en ramener des échantillons jusqu'à notre Terre.

Ce lundi 10 mai, après presque cinq années passées dans l'espace et pas mal d'aventures, Osiris-Rex a poussé ses moteurs principaux à plein régime pendant sept minutes. Sa manœuvre la plus importante depuis son arrivée du côté de l'astéroïde géocroiseur Bennu en 2018. L'engin a été propulsé à une vitesse de près de 1.000 km/h. Direction sa planète d'origine. Arrivée prévue dans... deux ans et demi ! Le 24 septembre 2023, très exactement.

Rappelons qu'en octobre dernier, Osiris-Rex avait récupéré des échantillons à la surface de Bennu. Un véritable exploit ! D'autant que la mission avait découvert des conditions -- la libération de petits morceaux de roche dans l'espace, un sol jonché de rochers, etc. -- qui avaient contraint les ingénieurs à revoir entièrement leur stratégie de descente. Alors même que l'engin se situait à des centaines de millions de kilomètres de la Terre. Et que le clapet du compartiment de collecte s'était ensuite montré capricieux. Refusant de se fermer et laissant échapper la précieuse poussière dans l'espace.

Avant le retour des échantillons, déjà de nombreux enseignements

Les équipes d'Osiris-Rex évaluent à au moins 400 grammes, la quantité d'échantillons finalement déposée dans la capsule dédiée transportée par la mission. Des témoins inestimables de la formation de notre Système solaire et de notre Terre comme une planète habitable.

À son retour au voisinage de la Terre -- à environ 10.000 kilomètres tout de même --, la capsule se séparera du reste de l'engin -- si l'opération échoue, un plan de sauvetage est prévu pour 2025 -- et tombera dans l'atmosphère de notre planète. Osiris-Rex, quant à lui, devrait lentement aller mourir sur une trajectoire à l'intérieur de l'orbite de Vénus. À moins qu'il lui reste suffisamment de carburant pour prolonger sa mission vers un autre astéroïde. La faisabilité d'une telle mission devrait être annoncée cet été.

La trajectoire de retour sera essentiellement déterminée par la gravité du Soleil. Mais les ingénieurs prévoient déjà quelques ajustements. Notamment quelques semaines avant le retour de la capsule sur Terre. Pour cibler avec précision l'emplacement et l'angle de sa libération dans l'atmosphère. Car une entrée trop basse pourrait valoir à la capsule de rebondir sur l'atmosphère. Alors qu'une entrée trop haute pourrait la voir partir en fumée.

En attendant, la mission Osiris-Rex a déjà contribué à confirmer ou à réfuter certaines théories. La richesse en carbone de Bennu ou encore des signes d'eau ancienne repérés depuis la Terre ont été vérifiés. Le fait que la quantité de chaleur rayonnée par l'astéroïde trahisse une surface lisse a été infirmé. « Cette mission souligne pourquoi nous devons faire de la science et de l'exploration de multiples façons. À la fois depuis la Terre et de près, dans l'espace. Parce que les hypothèses et les modèles ne sont rien de plus que... des hypothèses et des modèles », conclut Heather Enos, chercheur principal de l'équipe Osiris-Rex, dans un communiqué de la Nasa.

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