Depuis quelques mois maintenant, le rover Perseverance collecte des échantillons de roches à la surface de Mars. L'objectif ? Les livrer à un engin qui les ramènera sur Terre pour des analyses approfondies. Une mission extrêmement ambitieuse.

Depuis le 18 février 2021, le rover de la Nasa Perseverance explore minutieusement la surface de la Planète rouge. Sa mission principale sur Mars : chercher des traces de formes de vie passées ou présentes. Et parmi les outils à sa disposition pour y parvenir : la collecte d’échantillons de roches martiennes. L’opération a commencé il y a plus d’un an, déjà. Elle se déroule plutôt bien. Avec déjà des indices de résultats qui pourraient s’avérer concluants.

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Mais collecter des échantillons, c’est bien. Pouvoir les ramener sur Terre pour les analyser en profondeur, c’est encore mieux. Et c’est bien l’ambition d’une mission conjointe de l’ESA, l'Agence spatiale européenne, et de la Nasa. La mission Mars Sample Return. L’une des les plus ambitieuses jamais tentées dans l’espace. La première à ambitionner de ramener des échantillons d’une autre planète.

Plusieurs engins pour une mission à haut risque

Elle mobilisera plusieurs engins. Et même deux nouveaux hélicoptères de type Ingenuity a-t-on appris cet été. Sans beaucoup plus de détails que le fait qu’ils pourraient servir de support à Perseverance, au cas où il peinerait à emmener les échantillons vers le Mars Ascent Vehicle (MAV). L’ESA fournira l’engin de transfert d’échantillons, notamment. Un bras robotique de 2,5 mètres qui sera chargé de récupérer les tubes remplis de sol martien. Et de les transférer dans le MAV, une sorte de fusée qui devra ensuite être lancée depuis la surface de Mars pour aller se placer en orbite autour de la Planète rouge.

Là, l’European Earth Return Orbiter deviendra le premier engin à effectuer un aller-retour entre notre planète et Mars pour capturer des échantillons en orbite puis les livrer aux scientifiques qui les attendront avec impatience, on l'imagine, dans leurs laboratoires sur Terre. Tout cela, pas avant 2033, a priori, si tout va bien.