Cette image composite — en fausses couleurs —, le cratère Gale et le mont Sharp tels que Curiosity les a découverts sur Mars. Les données du rover de la Nasa suggèrent que la région a été le théâtre, par le passé, de méga-inondations. © Nasa, JPL
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Mars a été le théâtre d'inondations géantes il y a 4 milliards d'années

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[EN VIDÉO] Colonisation spatiale : des abris naturels se cachent sous la surface de Mars et de la Lune  Une récente étude renforce l'idée selon laquelle les tunnels de lave présents sous la surface de Mars et de la Lune constitueraient un excellent abri pour les futurs explorateurs spatiaux. 

En attendant l'arrivée sur Mars du rover Perseverance, les astronomes continuent d'exploiter les précieuses données transmises par le rover Curiosity. Aujourd'hui justement, celles-ci montrent que la planète rouge -- ou en tout cas, le cratère Gale -- a été, par le passé, le théâtre de méga-inondations.

Cela fait désormais huit années que le rover de la Nasa Curiosity explore le cratère Gale et le mont Sharp qui se dresse en son centre. Il a permis aux astronomes de découvrir que des lacs et des ruisseaux ont coulé là par le passé à cet endroit. Aujourd'hui, de nouvelles données indiquent que le cratère a connu, il y a environ quatre milliards d'années, une période de méga-inondations.

Les chercheurs de l’université Cornell (États-Unis) ont en effet identifié des formations géologiques caractéristiques : des sortes de vagues géantes ou d'antidunes -- comme ils les appellent -- d'une hauteur d'environ neuf mètres et espacées de quelque 450 mètres. Le même genre de formations qui est apparu sur Terre lors de la fonte des glaces qui s'est produite il y a deux millions d'années.

Image composite — en fausses couleurs — de formations sur le mont Sharp. Les données du rover de la Nasa suggèrent que la région a été le théâtre, par le passé, de méga-inondations. © Nasa, JPL-Caltech

Une planète habitable

Ainsi les astronomes avancent que ces inondations sur Mars ont pu être provoquées par la fonte de la glace suite à un impact de météorite. Une forte libération de chaleur. Mais aussi, une libération de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) prisonniers jusque-là des réservoirs glacés de la Planète rouge. De la vapeur d'eau, des dégagements de gaz. Il n'en a pas fallu plus pour donner lieu à une courte période de conditions chaudes et humides sur Mars.

Il y a quelques jours, le rover Curiosity prenait ce selfie depuis le site nommé « Mary Anning ». Alors même qu’il quittait une région qui, les astronomes le pensent, présentait par le passé, des conditions favorables au développement de la vie. © Nasa, JPL-Caltech, MSSS

Des pluies torrentielles se sont potentiellement abattues sur l'ensemble de la planète. Du côté du cratère Gale, cette eau s'est ajoutée aux eaux des rivières descendant du mont Sharp. Résultat : des crues éclair qui ont laissé pour traces, les antidunes observées aujourd'hui par les astronomes. « À cette époque, Mars était habitable. Était-elle habitée ? C'est une question à laquelle nous espérons que Perseverance -- le dernier rover de la Nasa qui arrivera sur Mars le 16 février 2021 -- répondra », commente Alberto Fairen, astrobiologiste, dans un communiqué de l’université Cornell.

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