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Votez pour la palme de la pire aberration scientifique du cinéma

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Vous n'avez pas pu le manquer, on en parle partout. Le Festival de Cannes bat son plein. Et cette année, Futura-Sciences a décidé de vous faire monter les marches. Vous connaissez certainement la plupart de ces films, ils ont marqué l'Histoire du cinéma. Pourtant, les faits présentés sont parfois très éloignés de la réalité. C'est à vous d'élire la palme de la pire aberration scientifique. À vos souris, c'est à vous de voter !

Cette année, Futura-Sciences s'invite à Cannes ! © Festival de Cannes

Pour élire la palme de l'aberration scientifique, découvrez notre sélection, lisez les commentaires de nos rédacteurs et votez ! Soyez critique, soyez scientifique. Un détail vous semble obscur ? N'hésitez pas à cliquer pour consulter nos dossiers et nos actualités qui vont vous éclairer. 

1. Iron man 

Malgré des tentatives très louables pour rendre Iron man très réaliste (l'emploi de la conception assistée par ordinateur pour réaliser rapidement une armure high-tech en solitaire, la référence implicite aux mythiques réacteurs à fusion froide basés sur le palladium), on peut noter au moins deux impossibilités scientifiques dans l'excellent film de Jon Favreau. Lorsque Tony Stark fait des chutes d'une hauteur impressionnante, son armure est censée le protéger complètement de l'impact au sol mais l'énergie du choc le ferait largement passer à travers le métal, entraînant la mort du porteur de l'armure. Autre problème, d'où vient la matière des gaz éjectés par les propulseurs de l'armure ?

Iron Man, la bande-annonce. © Jon Favreau/Super Beri, YouTube 

2. Le Jour d'après 

À peine des scientifiques ont-ils compris que le climat global de la Terre était en train de se modifier que, en quelques jours seulement, tout se dérègle jusqu'aux pires catastrophes. Une telle évolution du climat est possible (quoique elle-même exagérée) sur quelques siècles. Mais condensée en quelques jours... non !

Bande-annonce Le Jour d'Après. © Roland Emmerich/Sebiwan67, DailyMotion

3. Goldeneye

Un homme (James Bond) s'élance en chute libre derrière un avion (un Pilatus Porter) tombant d'une falaise. L'Agent 007 parvient à rattraper l'appareil, dont le moteur, qui n'est pas au ralenti, tourne toujours et entraîne donc l'hélice. Dans ces conditions, l'avion doit piquer à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure et va donc bien plus vite qu'un homme en chute libre (entre 200 et 250 km/h au maximum) !

James Bond est-il plus fort que les lois de la physique ? © Martin Campbell/Sciencebox2010, YouTube

4. Alien 

La gravité ne pose décidément aucun problème aux réalisateurs. Dans Alien, le huitième passage, la gravité de l'exoplanète est exactement la même que celle de la Terre, une erreur courante dans les films nous emmenant dans l'espace (et bien pratique pour le réalisateur).

Problème de gravité pour Alien ? © Ridley Scott/Nalyd02, YouTube

5. Barbarella

Le kitschissime Barbarella, de Roger Vadim, commet une erreur très commune, appuyée sur ce qui est peut-être une croyance populaire : en apesanteur, les mouvements du corps sont ralentis. C'est parfois vrai... mais seulement à cause de la raideur des combinaisons spatiales actuelles. Mais, justement, Barbarella l'enlève complètement...

La sublime Jane Fonda remportera-t-elle la palme ? © Roger Vadim/Caladobo, YouTube

6. 2012 

Ce film de Roland Emmerich contient plusieurs invraisemblances mais la plus grande est sans doute celle des neutrinos. Ces particules émises en grandes quantités par le Soleil n'interagissent que très faiblement avec la matière aux basses énergies des réactions thermonucléaires dans l'astre. Ils sont de plus produits dans le cœur du Soleil et pas à l'occasion d'une éruption solaire. Même en imaginant une augmentation importante du flux de neutrinos du Soleil, cela serait insuffisant pour délivrer à la Terre de grandes quantités de chaleur.

Mais que s'est-il passé avec les neutrinos ? © Roland Emmerich/SonyPicturefr, YouTube

7. Retour vers le futur 

Voyager dans le temps est théoriquement possible mais il faudrait bien plus d'énergie que celle fournie par l'éclair ou un échantillon de plutonium alimentant le dispositif inventé par Emmett Brown. De plus le paradoxe du grand-père n'est pas résolu dans les trois films qui prennent des libertés avec la logique.

Bande annonce Retour vers le futur 1. © Robert Zemeckis/QuinnDVD, DailyMotion

8. Spiderman 

Peter Parker devient Spiderman après avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée, ce qui lui confère un ensemble de superpouvoirs mimant ceux des araignées (adhérence aux parois, formation de fils d'araignée...). Si une modification de la physiologie ou même du génome humain par morsure d'araignée est déjà très peu probable (le venin provoque habituellement une simple réaction inflammatoire localisée), la fabrication instantanée de fils d’araignée (qui demanderait beaucoup plus de temps pour synthétiser et assembler les protéines de soie) et l'adhérence aux parois (malgré la présence de microventouses, son poids le précipiterait vers le sol par gravité) sont encore d'autres phénomènes scientifiquement impossibles.

Spiderman, l'homme araignée. © Sam Raimi/feelgood1992, YouTube

9. À l’aube du 6e jour

En 2015, le clonage humain est parfaitement maîtrisé par les scientifiques, soit. De retour chez lui, Adam Gibson se retrouve face à son clone, qui est son double parfait, obtenu grâce à un échantillon de sang et une capture de sa mémoire. Pourtant, il n'a été conçu que quelque temps auparavant, et comme tout être vivant (et tout clone obtenu jusqu'à présent), il doit d'abord grandir de nombreuses années avant de devenir adolescent, puis adulte ! L'accélération du processus de croissance ou de vieillissement n'est pas (encore ?) maîtrisé.

Bande annonce À l'aube du 6e jour.  
© Roger Spottiswoode/Sebiwan67, DailyMotion

10. Volte-face

Un terroriste et un agent du FBI, ennemis jurés, se voient échanger leurs visages grâce à une opération chirurgicale. Le résultat est bluffant. Un peu trop même... Car même si l'on remplace un visage par un autre (ce qui a déjà été fait lors de greffes totales de visage), la physionomie osseuse du crâne participe tellement à la structuration du visage qu'il n'est pas possible de changer totalement d'apparence.


Mais qui est qui ? © John Woo/Google Vidéo

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