Les humains ont d’abord chassé de grands mammifères. Puis ils se sont tournés vers des proies plus petites et ont dû, pour cela, développer leurs capacités cognitives. © anibal, Adobe Stock
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Le développement du cerveau humain et la disparition des grands mammifères seraient liés

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[EN VIDÉO] 5 mythes sur le cerveau humain  À l'occasion de la Semaine du Cerveau, qui se tient du 16 au 22 mars 2020, voici 5 mythes sur le cerveau humain qui ont la vie dure. Sont-ils vrais ou faux ? Réponse en vidéo !  

Au début de son histoire, l'humanité s'est attaquée aux grands animaux pour se nourrir. Avec la diminution des stocks, les humains se sont vus contraints d'apprendre à chasser de plus petites proies. Développant ainsi de nouvelles capacités cognitives.

Les premiers individus du genre Homo sont apparus sur Terre il y a environ 2,5 millions d'années. À une époque où le poids moyen des animaux tournait autour de 450 kilogrammes. Mais durant le Pléistocène, l'époque géologique qui précède directement la nôtre, et jusqu'à l'apparition de l'agriculture, la taille moyenne des animaux a chuté de 90 %. Et des chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) relient aujourd'hui ce phénomène au développement du cerveau humain.

Ils suggèrent en effet que les grandes proies étaient les plus faciles à chasser. Qu'elles ne nécessitaient pas le recours à des outils élaborés. Qu'elles étaient, par ailleurs, les plus riches en graisse et représentaient ainsi une source d'énergie importante. Mais lorsqu'elles ont commencé à se faire plus rares, les humains et leurs cerveaux ont dû s'adapter à la chasse de proies plus petites et plus rapides.

Rappelons que les chercheurs avaient noté certains changements physiologiques, culturels et comportementaux datant de cette époque. Un développement important du cerveau humain et une adaptation des bras et des épaules aux lancés, l'utilisation du feu ou encore la multiplication d'outils en pierre ou sophistiqués comme l'arc et la flèche. Et jusqu'à aujourd'hui, aucune théorie unifiée n'avait permis de les expliquer.

Les chercheurs de l’université de Tel-Aviv (Israël) montrent une baisse significative de la prévalence des animaux pesant plus de 200 kilogrammes, couplée à une augmentation du volume du cerveau humain. © natali_mis, Adobe Stock

Des capacités cognitives adaptées à des proies plus vives

Selon les chercheurs de l'université de Tel-Aviv, avec la disparition des grandes proies, les humains ont dû se montrer plus rusés et plus audacieux. Plus intelligents. Et utiliser des outils plus sophistiqués. Prendre des décisions plus rapides aussi. Développer une connaissance poussée du comportement animal et un langage permettant d'échanger sur la question. Le tout pour chasser des animaux plus petits et plus vifs. Leur cerveau a alors plus que doublé de volume.

Puis les humains ont même domestiqué le chien pour les aider à chasser encore plus efficacement. Jusqu'à ce que même les proies plus petites viennent à manquer. Et que les humains se tournent finalement vers l'agriculture, la domestication des animaux et des plantes. À ce moment-là, la taille du cerveau humain a légèrement diminué en conséquence.

« Partout où des humains sont apparus, ils se sont attaqués aux grands animaux. Et tôt ou tard, ces derniers se sont éteints. Certains de nos cousins ont disparu avec eux, comme Néandertal, mais Homo sapiens a su s'adapter et se tourner finalement vers l'agriculture », conclut Ran Barkai, chercheur à l'université de Tel-Aviv dans un communiqué.

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