De simples élastiques en caoutchouc peuvent devenir des capteurs de mouvements susceptibles de servir à de nombreuses applications médicales. C’est ce qu’ont réussi à faire des chercheurs de l’Université du Surrey et du Trinity College de Dublin en imprégnant des élastiques avec du graphène.
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Les qualités et les nombreuses possibilités offertes par le graphènegraphène alimentent régulièrement les colonnes de Futura-Sciences. Qu'il s'agisse de dessaler l’eau de mer, de créer des lentilles de contact à vision nocturne ou encore un spaser, ses propriétés élargissent le champ des possibles dans nombre de domaines scientifiques et techniques. Nouvelle illustration de cette réalité, une équipe de chercheurs de l’Université du Surrey et du Trinity College de Dublin ont transformé des élastiques en caoutchouccaoutchouc en capteurs de mouvements corporels grâce au graphène. Leurs travaux ont fait l'objet d'un article scientifique publié par ACS Nano. Ainsi traités, les élastiques conservent leurs propriétés, mais deviennent conducteurs. Lorsqu'ils sont reliés à une source d'énergieénergie et étirés, cela produit une variation du courant électriquecourant électrique qui les traverse.  « Ce matériaumatériau élastique capte des mouvementsmouvements tels que la respiration, le poulspouls et le mouvement d'une articulationarticulation. Il pourrait servir à créer des combinaisons-capteurs pour des patients fragiles tels que des nouveau-nés prématurés afin de pouvoir surveiller leurs mouvements à distance et d'alerter le médecin en cas de comportement anormal », explique le professeur Jonathan Coleman du Trinity College.

Image du site Futura Sciences
Les propriétés du graphène ont permis à des chercheurs de transformer de simples élastiques en capteurs de mouvements. Cette innovation pourrait déboucher sur de nombreuses applications médicales et sportives. © Jannik Meyer 

De nombreuses applications médicales et sportives

Ce procédé pourrait servir à des applicationsapplications médicales pour mesurer le rythme cardiaque d'un patient, sa respiration ou ses gestes et avertir le personnel soignant en cas d'anomalieanomalie. De tels capteurscapteurs seraient bien moins onéreux à fabriquer que les technologies existantes, seulement quelques centimes d'euro, et ils pourraient notamment servir dans les pays en voie de développement, expliquent les chercheurs. Au-delà des applications médicales, ce matériau pourrait être intégré dans des systèmes de sécurité automobileautomobile pour le déclenchement des airbags, mais aussi dans des vêtements pour évaluer les performances sportives.