Un accord entre SpaceX et la Fondation nationale de la science (NSF) inclut plusieurs options pour réduire les impacts de la nouvelle génération de satellites Starlink sur les observations des astronomes. Toutefois, cet accord ne satisfait pas tout le monde.

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L'accord a été annoncé lors du 241e meeting de l'American Astronomical Society (AAS), le 10 janvier. Depuis des années, la communauté scientifique s'inquiète des dégâts désastreux de la pollution lumineusepollution lumineuse et des interférencesinterférences radio de la mégaconstellation de SpaceX sur les observations du ciel depuis les observatoires professionnels.

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Depuis des années, le passage dans le champ de vue de « trains » StarlinkStarlink (plusieurs dizaines de satellites de communication habitant un plan en orbite basse) réduit la disponibilité du ciel pour les scientifiques. La National Science Foundation (NSF) a précisé que la négociation de l'accord a été faite en amont de l'annonce de la cour fédérale de communications des États-Unis d'une nouvelle licence, autorisant la compagnie d'Elon MuskElon Musk à mettre en orbite seulement un quart des 30 000 satellites demandés.

Image du site Futura Sciences

Autre exemple de pollution lumineuse liée à Starlink. © Cliff Johnson et Clara Martínez-Vázquez, DELVE Survey

Les concessions de SpaceX

D'une part, SpaceX s'est engagé à réduire la brillance des nouveaux Starlink, de façon à rendre leur magnitudemagnitude au-delà de 7 (soit invisibles à l'œilœil nu). Si la pollution lumineuse engendrée sera moins forte, elle sera néanmoins présente. D'autre part, SpaceX s'engage à ne plus faire de transmissions quand ses satellites passent au-dessus d'un observatoire radioobservatoire radio majeur, pour éviter les interférences avec les radiotélescopesradiotélescopes.

Enfin, SpaceX accepte de retirer ses Starlink de la base de donnéesbase de données LCH (Laser CLearingHouse). Cette dernière est utilisée par les astronomesastronomes utilisant de l'optique adaptative pour corriger les aberrationsaberrations optiques de leur télescope, à l'aide d'un laser de guidage. Ce laser peut endommager l'optique des satellites, mais pas les Starlink selon SpaceX. Ainsi, les astronomes auront plus de fenêtresfenêtres de temps pendant lesquelles ils pourront observer.

64 m², c'est la surface de l'antenne déployable du démonstrateur Bluewalker 3 d'AST Space Mobile, un nouvel ennemi lumineux des astronomes. © AST Space Mobile

Si Starlink peuple plus de la moitié des satellites actifs dans l'espace, cet accord avec la NSF ne résout en aucun cas la pollution lumineuse issue des autres. SpaceX était volontaire pour négocier cet accord, mais d'autres opérateurs de futures mégaconstellations en orbite basse arrivent, certains comme AST Space Mobile font grincer des dents. De plus, si la NSF est contente de cet accord, l'association IDA (International Dark-Sky), défendant le ciel nocturnenocturne, a maintenu sa plainte contre SpaceX auprès de la FCC. Le combat continue.