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Deux insecticides jugés toxiques pour l’Homme visés par l’Efsa

ActualitéClassé sous :E2014

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) met en garde contre deux insecticides néocotinoïdes, l'acétamipride et l'imidaclopride, qui pourraient être toxiques pour le développement du cerveau humain. Elle appelle à réduire les seuils d'exposition à ces deux pesticides.

Les insecticides néonicotinoïdes, qui ciblent le système nerveux des insectes, sont dans la ligne de mire de l'Efsa, car ils pourraient également affecter notre propre système nerveux aux doses auxquelles on les retrouve dans l'environnement. © Joost J. Bakker, Wikipédia, cc by sa 2.0

À la demande de la Commission européenne, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a analysé la neurotoxicité de deux insecticides de la famille des néonicotinoïdes, l'acétamipride et l'imidaclopride, et juge les risques sérieux. Dans un avis rendu publique ce mardi 17 décembre, l'agence de sûreté alimentaire précise que ces deux pesticides « peuvent affecter de façon défavorable le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l'apprentissage et la mémoire ».

Jamais auparavant l'Efsa n'avait établit un lien entre les néonicotinoïdes et des dangers pour le système nerveux humain. Cependant, trois de ces insecticides (dont l'imidaclopride) ont été bannis dans certaines de leurs utilisations depuis le 1er décembre dernier du fait du danger qu'ils représentent pour les abeilles.

Mieux tester la neurotoxicité des pesticides

En conséquence, l'Efsa propose d'abaisser les valeurs de référence toxicologiques, de façon à limiter l'exposition humaine et à l'amener à des doses qui ne présentent pas de risque pour la santé à court et long terme, du moins le temps qu'une expertise additionnelle vienne confirmer ou infirmer les faits.

L'agence de sûreté alimentaire européenne envisage dorénavant de renforcer les études de neurotoxicité préalables à toute mise sur le marché, en imaginant un protocole en différentes étapes, commençant par des tests in vitro sur des cellules en culture, suivis de tests sur l'animal si les premières analyses se révèlent inquiétantes. Elle propose de tester cette stratégie avec toutes les substances de la famille des néonicotinoïdes.

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