Des chercheurs de l’université normale de Pékin (Chine) estiment qu’il pourrait falloir jusqu’à 400.000 ans avant que nous recevions le message d’une civilisation extraterrestre avancée. © diversepixel, Adobe Stock
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Notre premier contact avec une civilisation extraterrestre dans 2.000 ans ?

ActualitéClassé sous :civilisations extraterrestres , voie lactée , planète habitable

Notre Voie lactée abrite-t-elle des civilisations extraterrestres avancées susceptibles de communiquer avec l'humanité ? La question n'a toujours pas trouvé de réponse définitive. Ce qui n'empêche pas les chercheurs de spéculer. Et d'imaginer combien de temps il nous faudra patienter pour entrer en contact.

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Cela fait désormais un peu plus de 60 ans que l'humanité tend l'oreille vers l'espace, à l'écoute des extraterrestres. Depuis que deux physiciens de renom ont postulé que si des civilisations extraterrestres technologiquement avancées existent quelque part dans la Voie lactée, elles communiquent probablement entre elles. Mais plus de 60 ans se sont écoulés et toujours rien. Rien d'étonnant à cela, nous font aujourd'hui remarquer des chercheurs de l’université normale de Pékin (Chine). D'après leurs calculs, nous pourrions avoir à patienter quelque 400.000 ans avoir d'avoir la chance de capter le message d'une autre civilisation !

Le genre de civilisation qui pourrait nous faire un signe est de celle que les scientifiques appellent les civilisations extraterrestres communicantes, les Ceti -- pour Communicating extraterrestrial intelligent civilizations. En 2020, des chercheurs de l’université de Nottingham (Royaume-Uni) estimaient qu'il pourrait exister, dans notre Voie lactée, au moins 36 de ces civilisations prêtes à entamer le dialogue avec nous. Et peut-être même jusqu'à 2.900 de ces populations extraterrestres avancées.

Même si tout cela reste extrêmement incertain, les chercheurs de l'université normale de Pékin (Chine) tentent eux aussi de proposer un modèle basé sur des hypothèses logiques. Pour produire, avant tout, une estimation plausible du taux d'occurrence des Ceti. En se concentrant sur deux paramètres aussi mal connus l'un que l'autre. D'abord le nombre de planètes de type terrestres habitables et la fréquence à laquelle la vie sur ces planètes évolue vers une Ceti. Ensuite le stade de l'évolution d'une étoile hôte auquel une Ceti pourrait apparaître.

En plus de 60 ans d’écoute, les astronomes n’ont capté aucun message issu d’une civilisation extraterrestre. Mais notre patience pourrait être récompensée… un jour. © Sara Holmlund, Adobe Stock

2.000 ans, 400.000 ans ou… jamais !

Les chercheurs ont nommé fc la probabilité de voir apparaître une Ceti sur une exoplanète. Et F, le stade d'évolution de l'étoile hôte requis. En injectant différentes valeurs de ces variables dans leurs simulations, ils aboutissent à deux scénarios. L'un plutôt optimiste. L'autre bien plus pessimiste.

Ainsi dans le meilleur des cas, une étoile doit avoir vécu 25 % de sa vie avant qu'une Ceti émerge et pour chaque planète habitable autour d'elle, la chance pour que cela se produise serait de 0,1 %. Résultat, pas moins de 42.000 Ceti peupleraient -- ou auraient peuplé, puisqu'elles peuvent aussi bien avoir déjà disparu -- la Voie lactée. L'humanité n'aurait alors besoin de patienter que 2.000 ans pour espérer établir la communication. Cela semble à notre portée, non ?

Il reste malheureusement le scénario le plus pessimiste proposé par les chercheurs. Avec un F=75 % et un fc=0,001 %. Alors la Voie lactée n'aurait vu naître que 111 Ceti. Et nous ne devrions pas espérer entrer en contact avec l'une d'elles avant 400.000 ans ! Toujours à notre portée, pensez-vous ? Les chercheurs sont plus réservés. Car de nombreuses embuches peuvent limiter la durée de vie d'une civilisation. Un réchauffement climatique ou une catastrophe nucléaire, par exemple. Ou pourquoi pas, l'explosion d'une supernova ou l'impact dévastateur d'un astéroïde. L'argument doomsday -- comprenez, l'argument du Jugement dernier --, comme l'appellent les chercheurs. Ainsi peut-être n'obtiendrons-nous jamais la réponse à la grande question. Mais le rêve, lui, reste plus que jamais permis !

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